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SWAMI
PARATMANANDA | SUR LE CHEMIN DE LA
LIBERTÉ
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"
Le Guru nous offre de nombreuses occasions
daméliorer
notre degré dobéissance et
dabandon de nous-mêmes.
"
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wami Paratmananda
témoigne d'un enseignements de Ratnamji au
cours de situations quotidiennes, pour lui faire
mieux prendre conscience de la
Réalité. Disciple de Ramana Maharshi,
Ratnamji avait des méthodes inhabituelles,
mais très efficaces. Le deuxième
extrait relate quelques anecdotes
mêlées d'enseignements d'Amma qui
devint le second Maître de Swami
Paratmananda.
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Je
voulais voir à quoi Ratnamji [proche
disciple de Ramana Maharshi] employait son
temps. Le soir, il nettoyait le samadhi [la
tombe de Ramana Maharshi], participait au chant
des Védas et assistait au service
religieux. Ensuite, il se retirait deux heures pour
méditer, dans la solitude. Après le
dîner, il rencontrait les dévots de
passage, étudiait, ou faisait, seul ou avec
dautres, le tour dArunachala. Il ne se
couchait jamais avant onze heures. Levé le
matin à trois heures et demie, il suivait le
même emploi du temps, nettoyant la tombe de
Ramana, célébrant loffice et
méditant jusquà lheure du
déjeuner. Il avait aussi son propre rite
dadoration, ou puja, quil
célébrait dans sa chambre.
Je lobservai pendant quelques jours, me
demandant comment il parvenait à tenir le
coup en ne dormant que quatre heures et demie par
nuit. Finalement, je labordai avec une
requête qui allait, à mon insu,
transformer ma vie :
" Ratnamji ", lui demandai-je, " tu
sembles timposer tant defforts
! Ny a-t-il pas quelque chose que je
puisse faire pour toi afin dalléger
ton fardeau ? "
" Eh bien ", répondit-il,
" tu pourrais commencer par cueillir les
fleurs pour le service du matin. Il me les faut
pour six heures. Si tu veux avoir fini à
temps, tu dois te mettre au travail à quatre
heures et demie. Au préalable, mieux vaut
que tu aies déjà satisfait les
besoins de la nature, que tu aies fait tes
ablutions et que tu te sois lavé les dents.
Alors seulement tu sera fin prêt pour le
service de Dieu. "
Me mettre au travail à quatre heures et
demie le matin ? Cela signifiait me lever à
quatre heures ! Il est étonnant de voir avec
quelle facilité on arrive à se
passer, quand le besoin sen fait sentir, de
ce sommeil apparemment indispensable des petites
heures de laube. Quand on doit attraper un
avion à cinq heures du matin, on se
lève bien à trois heures et demie,
nest-ce pas ? En fait, nombre de nos
prétendus besoins ne sont quhabitudes
inutiles. Pour la plupart, nous dormons trop,
mangeons trop, parlons trop, et nous
inquiétons trop, persuadés que tout
cela est absolument indispensable.
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Jappris
bien vite quon peut réduire au strict
minimum les nécessités vitales, de
façon à économiser son
énergie, sans préjudice pour le
corps. Si elles sont bien gérées,
notre durée de vie et notre énergie
sont suffisantes pour nous mener au but spirituel
dans cette vie-même. Mais parce que nous
gaspillons notre force vitale en sommeil excessif
et autres activités superflues, nous ne
parvenons pas à atteindre nos objectifs. Il
nest pas rare de voir des gens qui
méditent depuis vingt ou trente ans sans
progrès notable. Ils nont rien
gagné en expérience spirituelle, si
ce nest une certaine tranquillité
desprit, ô combien fragile. Si
lon étudiait de près leur vie
intérieure, on sapercevrait
quils ont dilapidé leur
énergie, par ignorance ou négligence,
et sont passés à côté du
but de la vie. Dans une maison, si lon veut
que leau des canalisations atteigne
rapidement les étages, on commence par
sassurer que les robinets sont bien
fermés au rez-de-chaussée. De
même dans le domaine spirituel, si lon
souhaite progresser rapidement il faut se montrer
très économe de son énergie.
Ainsi, par la concentration, la force vitale peut
sélever toujours plus haut vers le
sommet du crâne, pour en définitive se
fondre dans lAbsolu.
Nous étions au cur de lhiver, et
si les journées étaient chaudes, la
nuit, par contre, il faisait très froid. Au
petit matin, la température avoisinait les
dix degrés. Ignorant quil y avait de
leau chaude à la salle de bains de
lashram, je gardais la nuit un fût
rempli deau dans les toilettes attenantes
à ma chambre. Par une petite brise matinale
des plus frisquettes, se verser sur le corps cette
eau glaciale était le plus sû moyen de
passer rapidement au-delà de la conscience
du corps physique !
Après mêtre lavé et
habillé, je prenais un panier et me rendais
dans le grand jardin de lashram. La
cueillette matinale dans ce vaste parterre de
fleurs était agréable, mais il y
avait un point noir : le coin était
infesté de scorpions et de serpents en tout
genres, depuis linoffensif serpent deau
jusquau cobra royal. Impossible de me
promener avec une lampe de poche, car javais
les deux mains occupées. La seule
lumière provenait dune faible ampoule
de vingt-cinq watts, dans la véranda
distante de cinquante mètres. Il y avait
là une réelle leçon
dabandon de soi au maître. Mon esprit
se préoccupait-il des fleurs ou bien des
serpents ? Petit à petit, jappris
à développer une telle foi en Ramana
que je ne pensais même plus aux scorpions et
aux serpents. Je nai jamais eu à subir
piqûre ou morsure plus grave que celle
dune abeille ou dun moustique.
Certains matins, cétaient des trombes
deau, car la mousson venait de commencer.
Mais trombes ou pas, les fleurs devaient être
au mausolée à six heures
précises. Je songeai à acheter un
parapluie, mais Ratnamji ne voulut pas en entendre
parler. Il me dit que puisque je souhaitais devenir
moine, je devais faire avec le strict minimum, et
il me ontra comment nouer un dhoti pour en faire
une sorte de parapluie, quelque chose comme une
cape de pluie mais en coton.
Tout en cueillant mes fleurs, je remarquai un
détail curieux dans le fonctionnement de mon
esprit. Je navais pas fini de cueillir une
fleur que mes yeux étaient
déjà sur la suivante. Ce manque de
concentration me surprenait. Cueillir les fleurs
devint pour moi une véritable école
de concentration et dabandon de soi, pour ne
rien dire de la leçon de patience.
Après avoir livré les fleurs au
samadhi, jéprouvai le besoin de
travailler encore. Ratnamji décréta
que je pouvais balayer les alentours du
mausolée et laver les marches qui y
menaient. Je suis gaucher. Lorsque jempoignai
le balai, Ratnamji remarqua que jutilisais ce
quil appelait la mauvaise main. En
dépit de mes protestations, il insista pour
que je nutilise que la main droite, au moins
pour le service divin. Je lui demandai sil ne
trouvait pas un peu dépassé de
considérer la main gauche comme mauvaise. Il
me répliqua que les anciens
nétaient pas des imbéciles.
Leur vision était omnisciente
Mais si
je doutais de la parole des sages, je pouvais, bien
sûr agir à ma guise. Nayant pas
loutrecuidance de le faire, je
mefforçai dapprendre à
balayer de la main droite
Même avec un
bon balais, cela aurait demandé près
dune demi-heure, mais avec ce petit balais,
le balayage me prit trois quarts dheure et me
laissa complètement pantelant. Je me risquai
à quémander un meilleur balais.
" Nous sommes de pauvres moines, nous devons
faire avec le minimum. Si nécessaire, Ramana
te procurera automatiquement un meilleur balai.
Dici là, sers-toi de
celui-ci. "
Telle fut la réponse de Ratnamji.
Je commençais à me demander dans quel
guêpier je métais fourré
en lui proposant mon aide. Mais je venais de
mengager et ne pouvais faire si vite marche
arrière. Je persévérai
donc.
Dès quil avait un moment de loisir,
Ratnamji venait me trouver dans ma chambre pour
discuter. Il me parla de sa vie auprès de
Ramana, qui était avec ses disciples proches
très strict sur la discipline. Bien
sûr, il manifestait à tous une grande
affection et le souci constant du progrès
spirituel de chacun. Mais pour ceux qui
désiraient vraiment avancer spirituellement,
il se montrait intraitable sur les moindres
détails. Il ne fallait pas jeter le moindre
bout de crayon, même si lon en avait un
neuf en réserve, car cest Dieu qui
accorde toutes choses, et il faut les utiliser
jusquau bout et à bon escient.
Même les bouts de papier devaient servir au
moins à allumer le feu, et non être
jetés. Ramana lui-même
découpait les marges des journaux, et
après les avoir reliées, il les
utilisait pour écrire des vers ou prendre de
courtes notes. Il enseignait par lexemple que
lon doit garder pour soi-même le
minimum et donner aux autres le maximum. Jusque sur
son lit de mort, jusquà son souffle
dernier, il insista pour quon laisse
approcher tous ceux qui étaient venus le
voir. Il menait une existence dépourvue
dego et de désirs personnels et il
attendait la même chose de ses disciples.
A cette époque quatre ou cinq hommes se
relayaient au service personnel de Ramana. Quand
Ratnamji se joignit à eux, on lui demanda
quelle plage horaire lui convenait le mieux. Il
répondit quil prendrait ce qui
resterait lorsque tous les autres auraient fait
leur choix. Evidemment, personne ne voulait du
créneau vingt-deux heures - quatre heures du
matin, car cela impliquait de ne pas dormir de la
nuit. Ratnamji prit cette vacation. Il
maffirma quen passant en dernier et en
étant prêt à accepter le plus
difficile, il en avait obtenu le sort le plus
enviable, car la nuit, lashram étant
désert, il se retrouvait en
tête-à-tête avec Ramana dans le
hall. Ramana dormait très peu, et il
enseigna beaucoup de choses à Ratnamji. En
très peu de temps, ce dernier apprit plus de
Ramana quil naurait pu le faire en
plusieurs années.
En parlant avec moi et en me faisant partager ses
expériences, Ratnamji me donnait le
sentiment dêtre son propre fils, ou son
jeune frère
Peu à peu notre
relation sapprofondit. Lentement, il me vint
à lesprit que Ratnamji était la
réponse à mon vu de trouver un
Guru. Ramana lavait scrupuleusement
formé, et il était de lui-même
un grand Sage. Jallai le trouver et lui dis
:
" Je sens que tu es mon Guru. "
" Tu te trompes ", me répondit-il,
" toi et moi nous avons le même guru,
Ramana Maharshi. En ce qui me concerne, tu es
simplement mon jeune frère en
spiritualité. "
Jétais déçu et cela
devait se lire sur mon visage.
" Bon
si tu préfères, tu peux me
considérer comme un instrument que Ramana
taurait envoyé pour te montrer le
chemin. Mais je dois te prévenir : en
vingt-huit ans passés ici, je nai
jamais rencontré personne qui soit capable
de soutenir mon rythme... "
Je
résolus aussitôt que je ne
labandonnerais jamais et que je ne me
laisserais pas distancer. Je lui demandai quels
étaient les devoirs dun disciple.
" Dabord développer foi en son
Maître. Ensuite, obéir implicitement
à tous ses ordres, sachant bien que
sil te demande de faire telle chose de telle
manière, cest uniquement pour ton
avancement spirituel. Si tu nas pas
parfaitement foi en un saint, mieux vaut ne pas le
prendre pour Maître. Mais si tu le prends
pour Maître, tu lui dois une
obéissance aveugle. Dans la vie profane
aussi, il faut suivre les instructions des
enseignants pour apprendre et obtenir les
résultats escomptés. A plus forte
raison quand on vise lexpérience
spirituelle, qui est de loin plus subtile et plus
complexe que les connaissances de ce
monde. "
Obéir. Javais beau connaître la
signification du mot, je nen avais aucune
expérience pratique. Depuis lenfance,
je navais fait que désobéir :
à ma mère, à mes professeurs,
aux normes sociales. Javais mené une
existence anarchique, agissant à ma guise,
quand et comme je lentendais. Cependant
jarrivais à concevoir quil
faille obéir à certaines
règles pour atteindre un but précis.
Je voulais connaître la
Félicité Absolue. Je me disais :
" Ratnamji la connaît et accepte de
men montrer le chemin. Assurément, il
ne sera pas bien difficile de lui
obéir. " Pourtant, au cours des huit
années qui suivirent, jusquà
son décès, lobéissance
fut le premier de mes exercices spirituels et mon
principal combat.
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Le
Guru nous offre de nombreuses occasions
daméliorer notre degré
dobéissance et dabandon de
nous-mêmes. Amma men présenta
une. Un matin, je découvris un petit
furoncle sur lun de mes doigts. Je le grattai
un peu, et il sinfecta. La lésion
grandit au point que je me retrouvai avec la
moitié du doigt enflammé et
suppurant. Jessayai de le traiter par
diverses pommades et préparations
antibiotiques, mais sans succès. Enfin,
après dix jours de souffrances, je
décidai que, puisque la science
médicale ne métait daucun
secours, il faudrait peut-être montrer la
blessure à Amma. En même temps,
jhésitais un peu à poser
à Amma une question si terre-à-terre,
aussi jeus une idée. Enroulant un
linge autour de mon doigt, je me fis un pansement
de la taille dune balle de tennis, me rendis
à la chambre dAmma et massis
après mêtre prosterné
devant Elle. Naturellement, Elle remarqua ma main,
et me demanda, comme je lavais
espéré, quel était le
problème. Je défis mon bandage avec
beaucoup de cérémonie. Elle jeta un
il à la blessure et me dit : " Oh,
pourquoi ne mets-tu pas un peu de poudre de curcuma
là-dessus ? " " Du curcuma ? ",
pensai-je, " Quest-ce que la poudre de
curcuma pourrait bien faire de plus que les bombes
nucléaires de la médecine moderne ? "
Mais linstant daprès je me
souvins quil ne faut jamais prendre à
la légère les paroles dAmma. Je
quittai la chambre et me rendis directement
à la cuisine de lashram. Après
avoir fouillé un moment, je finis par tomber
sur un sachet plastique contenant de la poudre de
curcuma qui avait manifestement été
employé pour la cuisine. Ma première
pensée fut : " Les gens ont probablement
fourré leurs mains sales là-dedans,
ce nest pas assez propre pour une plaie. "
Mais ensuite je me rendis compte que la
volonté dAmma saccomplit
indépendamment de la propreté. En
appliquant un peu de poudre de curcuma sur ma
blessure, je ressentis une sédation
immédiate de la sensation de brûlure,
et en moins dune semaine jétais
guéri. Voyant cela, je pensais avoir
découvert un nouveau remède miracle.
Comme jaidais aussi au dispensaire
médical en faisant les pansements,
jappliquai de la poudre de curcuma sur la
première blessure que je vis et la couvris
dun pansement. Quelle ne fut pas ma surprise
quand le patient revint deux jours plus tard avec
une splendide infection, encore plus vilaine
quavant ! Apparemment, ce nétait
pas le curcuma qui mavait guéri, mais
la volonté toute-puissante dAmma.
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Un
beau jour, Amma décida quil
était temps dajouter deux huttes
à celle que nous avions déjà.
Avec lafflux de nouveaux résidents
permanents, nous avions besoin de plus de
pièces. Amma ne voulait pas que nous
dormions à la belle étoile ad vitam.
Une existence si dépouillée
était bien sûr un bon test de notre
détachement, mais Amma considérait
quun aspirant spirituel devait disposer
dun coin privé pour sa sadhana.
Je fus chargé de surveiller les travaux. On
avait fait venir des ouvriers pour construire des
huttes. Je fis un plan et le soumis à Amma.
Il représentait trois huttes
disposées en U avec les ouvertures
tournées vers lextérieur du U.
Je pensais que cette disposition
économiserait lespace et permettrait
à la brise dentrer dans toutes les
huttes. Lidée semblait bonne. Les
ouvriers érigèrent les principaux
piliers soutenant la charpente des huttes et
commencèrent à lier les palmes de
cocotier sur cette armature. En sortant du temple,
Amma vit les travaux en cours et se mit à
crier :
" Qui leur a dit de faire cela ? "
Tous les doigts se pointèrent aussitôt
vers moi. Ma belle fierté darchitecte
sécroula brutalement.
" Qui ta demandé de donner cette
orientation aux huttes ?
- Enfin, Amma, Tu as vu le plan et tu las
approuvé.
- Je ne me souviens pas avoir vu le moindre plan.
Démolissez cela ! On ne doit jamais
construire des huttes en vis-à-vis. Tu ne
penses quau confort, à la circulation
dair ! Et les préceptes des Ecritures,
alors tu ny songes pas ? Non, bien sûr
! Les règles interdisent de construire des
huttes de cette façon. " Sur ces bonnes
paroles, Amma retourna dans le temple. Je me
tournai impuissant vers les ouvriers et les priai
danéantir leur travail de la
matinée. Puis, madressant à
Balou :
" Tout cela a-t-il un sens ? Dis-je. Il
mest très difficile de comprendre
Amma.
- Attends, sois patient. Répondit Balou.
Attendons de voir ce quAmma nous
prépare. Cest sa manière de
tamener à tabandonner
complètement à Elle. "
Deux minutes plus tard, Amma ressortit du temple.
Elle regarda les ouvriers qui commençaient
à démanteler les huttes.
" Mais, que font-ils ? Dis-leur de construire
selon le plan dorigine. Sinon, comment la
brise pourrait-elle pénétrer dans les
huttes ?
- Mais Amma, dis-je, que fais-Tu des règles
des Ecritures ?
- Les règles ? Quelles règles ? Il
ny a pas de règles en ce qui concerne
la construction de huttes. Les règles ne
sappliquent quau véritables
bâtiments en dur. "
Ayant dit, Amma regagna une fois de plus le
temple.
Déventuels témoins de cette
scène auraient sans doute qualifié
Amma de déraisonnable, voire de folle. Mais
la manière dont Amma soccupe de
lesprit de ses disciples sinscrit
parfaitement dans la lignée des traditions
présentes et passées. Marpa, le Guru
du célèbre yogi tibétain
Milarepa, lui fit construire et reconstruire
maintes fois une tour de sept étages, avant
de se déclarer satisfait de son travail et
de lui accorder linitiation.
Aujourdhui, Milarepa est
considéré comme le plus grand yogi du
Tibet.
Il existe beaucoup de récits de ce genre sur
les Gurus qui mettent à
lépreuve lobéissance et
le lâcher prise de leurs disciples.
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