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UPANISHAD
DU
RENONCEMENT
SAMNYAS
UPANISHAD
Traduction
du sanskrit, introduction et notes par Alyette
Degrâces-Fahd
"
Celui que l'on connaît comme ni bon ni
mauvais, ni non instruit ni hautement instruit, ni
ayant bonne ou mauvaise conduite, est un
connaisseur du Brahman. "
L'Upanishad du moine-errant
Narada
La connaissance dont parle l'ensemble
d'Upanishads présentées ici
est une sagesse déposée en l'homme
à l'origine et qu'il lui faut retrouver. Une
et unie au tout, elle n'est pas
séparée de la vie du renonçant
dont les différents états
intérieurs sont autant de modes
déterminés de la connaissance que la
syllabe mystique OM rassemble en elle. La
quête spirituelle du renonçant n'est
pas celle d'un homme seul, mais d'un homme qui va
seul selon le Tout, et dont la place et la fonction
coïncident totalement avec l'ordre du
monde.
L'ouvrage se compose d'une introduction et de la
traduction de dix-neuf Upanishads.
461
pages |
27,50 € |
405 g
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SEPT
UPANISHADS
Traduction
commentée précédée
d'une introduction générale aux
Upanishads par Jean
Varenne
Joyaux du Véda, les Upanishads
sont connues en Occident depuis le XVIIIe
siècle. Mais peu d'entre elles sont
accessibles au lecteur français : une
quarantaine à peine, sur quelque deux cent
cinquante. Le présent volume aide à
combler ce déficit.
Un essai, qui occupe la première partie
du livre, présente les Upanishads et
illustre les concepts clés du Véda
à l'aide de longs extraits des plus
importantes d'entre elles.
La traduction in extenso est ensuite
donné de sept Upanishads choisies
comme représentatives des grands courants de
l'hindousime : Vedanta, Yoga, Tantrisme, etc. Ce
sont la Garuda Upanishad, la Bahvricha
Upanishad, la Vasudéva Upanishad,
la Kali-Samtarana Upanishad,
l'Advaya-Taraka Upanishad, la
Parama-Hamsa Upanishad et l'Isha
Upanishad, la plus célèbre de
toutes les Upanishads
védantiques.
225
pages |
7,95 € |
155 g
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ISA
UPANISHAD,
KATHA
UPANISHAD
&
KENA
UPANISHAD
Texte
et traduction sous la direction de Louis
Renou
L'Isa ou Isavaasya Upanishad, ainsi
appelée d'après le mot par lequel
elle commence, est probablement la première
en date des Upanishads versifiées, ce
qui lui assure un haut rang dans cette
littérature. Elle figure d'ailleurs en
tête de toutes les collections
indigènes d'Upanishads. L'Isa
fait partie d'une des Samhita du Yajurveda,
la Vajasaneyi Samhita, dont elle forme le
40e et dernier chapitre. Ce bref poème,
après avoir posé le principe d'un
souverain qui régit l'univers, formule que
les uvres n'ont pas de valeur. Seul importe
de connaître le Soi ou Atman.
La Katha ou Kathaka Upanishad,
presque entièrement en vers, est un recueil
de maximes sur l'Atman-Brahman, centrées sur
le problème de la mort et de la
destinée après la mort.
L'originalité de cette Upanishad
réside dans son affabulation :
développant et remaniant un récit qui
figurait déjà dans le Taittiriya
Brahmana, l'ouvrage se présente comme
une instruction impartie par Yama, le roi des
morts, à un jeune brahmane, Naciketas.
La Kena Upanishad, aussi Talavakara,
se rattache au Samaveda et fait partie
intégrante du
Jaiminïya-Upanishad-Brahmana, qui, en
dépit de son titre, n'est ni une
Upanishad ni un Brahmana, mais n'est
autre que l'Aranyaka de l'école
Jaiminïya du Samaveda. La
première partie traite du brahman du point
de vue d'une théorie de la connaissance et
est en vers. La seconde, formant un récit ou
ilihasa qui tourne court en allusions
ésotériques, est
rédigée en une prose de
caractère brahmana. L'Upanishad se
demande d'abord qui a créé les
phénomènes, et pose qu'il y a
derrière le monde sensible un mystère
insondable, à savoir le brahman. La seconde
partie vise à montrer comment les dieux ont
découvert le brahman : le brahman est un
phantasme que les dieux cherchent en vain à
maîtriser : ainsi ils dépendent de lui
et l'ignorent.
53
pages |
12,00 € |
90 g
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TROIS
UPANISHADS
ISHA,
KENA & KATA
Traduction
et présentation d'Alain
Porte
C'est entre le VIe et le IIIe siècle avant
notre ère que ces Upanishads ont vu
le jour, comme les terminaisons nerveuses du vaste
ensemble canonique du Véda. Nous ne
savons pas comment les Rishi, ces "
prophètes " des premiers âges, ont
recueilli ces textes, chargés de ferveur et
de lucidité, nous ne savons pas même
qui les a composés.
Comme il est périlleux le sentier qui
conduit "
à l'ultime séjour dont on ne revient
pas " ! C'est
ce qu'exprimaient déjà les
poètes des premiers temps lorsqu'ils
parlaient de "
la lame affûtée d'un rasoir
"
[Katha Upanishad, III, 14]. Mais
c'est par lui seul qu'il est possible de
s'affranchir de la mort et, peut-être, de
l'idée même de la mort.
112
pages |
16,70 € |
270 g
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MUNDAKA
UPANISHAD,
MANDUKYA
UPANISHAD
&
KARIKA
DE
GAUDAPADA
Traduit
par Jacqueline Maury & E.
Lesimple
La
Mundaka Upanishad appartient à
l'Atharvaveda et à l'école de
Saunaka. Il est probable que le texte de
l'Upanishad a été l'objet de
maintes additions et interpolations. Tel qu'il est
actuellement, on peut le considérer comme
l'une des sources de la Bhagavad Gita. Le
titre semble signifier qu'il s'agit de
l'Upanishad des " hommes à la
tête rasée " et l'on a
rapproché cette donnée de la mention
finale du " vu de la tête "
[traité composé par des
ascètes qui se rasaient la tête, ou
allusion à la libération de
l'esprit]. Cette Upanishad admet la
valeur du ritualisme mais enseigne qu'il ne suffit
pas pour assurer un salut définitif. Le sage
doit accéder à la connaissance du
brahman par la connaissance du purusa [forme
cosmique du brahman], et de l'Atman [forme
du brahman dans l'homme]. On a noté des
coïncidences de pensée et de forme avec
des textes bouddhiques et surtout jaïna. Cette
Upanishad est relativement récente,
postérieure en tout cas à la
Chandogya Upanishad. La doctrine de la
transmigration et du karman y apparaissent toutes
constituées.
La
Mandukya Upanishad porte le nom d'une
école du Rigveda, mais elle
appartient au groupe d'écrits se rattachant
à l'Atharvaveda. C'est un texte
très court, qui ne comprend que douze sutra
; selon l'opinion générale, cette
Upanishad serait, parmi celles qui sont
considérées comme anciennes, une des
plus récentes, peut-être même la
plus récente. L'objet de l'enseignement de
la Mandukya Upanishad est le thème
commun à la plus grande partie de cette
littérature ; L'identité de l'Atman
individuel et du Brahman-Atman universel. L'auteur
s'attache à poser l'équivalence de la
Réalité, suprême, absolue et de
la syllabe sacrée OM. Outre sa propre valeur
doctrinale, la Mandukya Upanishad
présente un autre intérêt
considérable, c'est d'avoir donné
lieu à l'une des uvres les plus
originales et les plus importantes de la
philosophie indienne : les Karika de
Gaudapada, lesquelles sont, en quelque sorte,
greffées sur l'Upanishad. On ne sait
que peu de chose de l'auteur. Beaucoup supposent
qu'il fut le Maître de Govinda, lequel n'est
connu que pour avoir été, à
son tour, le Maître de Adi
Shankaracharya.
103
pages |
13,00 € |
130 g
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KAUSITAKI
UPANISHAD,
SVETASVATARA
UPANISHAD,
PRASNA
UPANISHAD
&
TAITTIRIYA
UPANISHAD
Traduit
par Louis Renou, Aliette Silburn, J. Bousquet
& E. Lesimple
La
Kausitaki [ou Kausitakibrahmana]
Upanishad appartient au groupe de textes qui se
réclament du Rigveda; elle fait
partie du Sankhayana Aranyaka.
L'Upanishad est entièrement en prose
- trait ancien - sauf quelques citations de mantra
tirées du Rigveda.
L'intérêt de cette Upanishad
est multiple : la portion eschatologique fournit un
complément de la théorie des deux
voies rendue familière par la
Brhad-Aranyaka, et la Chandogya. Les
rites et pratiques s'insèrent dans la grande
tradition magique des Kamyesti et de divers
textes atharvaniques et sama védiques. Mais
c'est surtout l'exaltation du prana, son
assimilation au prajnatman ou " Soi conscient ",
qui donne son intérêt à ce
texte : la théorie du souffle est
présente.
La Svetasvatara Upanishad emprunte son nom
à l'ascète au blanc mulet, auquel
elle fut révélée " par la
grâce de Dieu " ; bien qu'elle soit
rattachée par la tradition brahmanique
à la branche caraka du Yajurveda Noir
et qu'elle cite fréquemment des strophes du
Véda, cette Upanishad semble
pourtant avoir été composée
par une communauté [samgha] de
religieux, les ati asramin, ceux qui sont au-dessus
des anachorètes et qui vivaient en marge de
l'orthodoxie brahmanique. La Svetasvatara
fait partie d'un groupe d'Upanishad
tardives, qui mettent en évidence les
thèmes théistes surajoutés
à l'Atman-Brahman et qui préconisent
le renoncement. Rédigées en vers,
elles contiennent des notions et des termes du
Samkhya, ainsi que des pratiques mystiques du
Yoga.
La Prasna-Upanishad se rattache à
l'Atharvaveda, recueil d'hymnes et de
prières magiques qui, bien que de
rédaction relativement récente par
rapport aux autres Véda,
présente par ses rites l'état le plus
ancien de la culture indienne. Elle est presque
entièrement écrite en prose. Elle est
probablement antérieure au bouddhisme. Ainsi
que son nom l'indique [Prasna = question],
la Prasna Upanishad est composée de 6
questions posées par 6 sages et auxquelles
répond le sage mythique Pippalada. Cette
Upanishad apparaît comme une
théorie du souffle. L'origine
première des êtres vivants est dans
deux principes généraux : le Souffle
et la Matière. C'est le Souffle [ou
Énergie vitale] qui anime les composants
du corps humain. Le Souffle lui-même est une
émanation et pour ainsi dire l'ombre de
l'âme [Atman = le Soi = principe
d'existence]. La Prasna Upanishad, en
montrant que le Souffle commande le passage dans
les autres mondes et l'accès à la
béatitude du sommeil sans rêve,
s'apparente étroitement au yoga, technique
de la connaissance et de la maîtrise du
Souffle, présenté comme
l'ascèse suprême.
La Taittiriya Upanishad est composée
de trois parties, valli " liane ", dont la
deuxième et la troisième formeraient
proprement l'Upanishad, la première
étant une sorte d'introduction que Shankara
nomme Shiksa-valli ou " liane de
l'enseignement phonétique ". La doctrine
originale et particulière de l'Upanishad est
dans les deux autres parties appelées
Brahmananda-valli [liane de la
félicité de Brahman] et
Bhrgu-valli [liane de Bhrgu, fils de
Varuna]. C'est la théorie des Kosha,
fourreaux ou enveloppes concentriques qui
dissimulent à l'âme individuelle, la
réalité du brahman. La
Brahmananda-valli décrit
l'état de l'Atman à mesure que le
jiva [âme individuelle]
élimine successivement ces kosha, de sorte
qu'à la fin le jiva retrouve la pure
spiritualité de l'Atman.
262
pages |
22,00 € |
290 g
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AITAREYA
UPANISHAD
Traduit
par Lilian Silburn
L'Aitareya Upanishad, qui appartient au
cycle du Rigveda, le Véda des
hymnes, fait partie de l'Aranyaka.
L'Aranyaka, traité
ésotérique destiné aux
anachorètes retirés dans la
forêt, consiste en cinq livres : le premier
s'intéresse tout spécialement aux
correspondances qu'il établit entre le
sacrifice, la personne humaine et le cosmos.
L'Aitareya Upanishad comprend le
quatrième, le cinquième et le
sixième adhyaya du second livre. Le
troisième livre est nommé
Mahaitareya Upanishad ou Bavrca Upanishad et
le quatrième, Samhita Upanishad. Le
cinquième livre, qui décrit certains
rites du Mahavrata, forme une sorte de
complément du premier livre. L'Aitareya
Upanishad qui nous porte d'emblée
à l'aube des temps, puise son inspiration
aux sources mêmes des plus
célèbres légendes
cosmogoniques des Véda et des
Brahmana : celle de l'antique purusa du
Rigveda, celle de Prajapati, le Seigneur des
créatures qui, dans les Brahmana,
couvre les mondes et prend de plus en plus la place
et les fonctions jadis assignées au purusa
du Rigveda. Mais à Prajapati
l'Upanishad substitue à son tour
l'atman, le Soi, auquel incombera désormais
toute la tâche d'une création qui
s'accomplira de façon progressive et
après mûre réflexion.
41
pages |
7,00 € |
70 g
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ATHARVASIRA
UPANISHAD,
BRAHMABINDUPANISHAD,
KAIVALYOPANISHAD
&
SARVASAROPANISHAD
Traduit
par B. Tubini
La Sira Upanishad, " Upanishad
principale " , " Tête " ou " Sommet " des
Upanishads de l'Atharvaveda,
appartient au groupe des "Upanishads
Sivaites ". Ce sont celles où l'Être
suprême, l'Ineffable Brahman, est reconnu
être Siva lui-même. Siva est
l'Être Suprême que l'entendement humain
ne peut atteindre.
Brahmabindupanishad : La syllabe OM est le
Brahman, l'unique Réalité, mais aussi
son symbole. Les trois voyelles et moments
syllabiques de l'OM [AUM] se
résolvent dans la quatrième
demi-syllabe muette que représente le point
" bindu " de l'anusvara. La Mandukya
Upanishad enseigne que les trois premiers
instants syllabiques correspondent aux états
de veille, de rêve et de sommeil profond. Ces
états affectent l'âme individuelle qui
n'est autre que le Brahman, mais illusoirement
réfléchi sur une individualité
organique et psychologique. Cette Upanishad
a pour but d'enseigner la voie qui permet à
l'âme individuelle de reconnaître sa
véritable essence et de savoir qu'elle est
le Suprême Brahman, ineffable,
indifférencié, que le bindu
symbolise. Cette voie est le Yoga.
Kaivalyopanishad : unique
Réalité, le Brahman omnipotent, qui
est libre de toute relation, est absolu Kevala.
L'âme incorporée trouve la
délivrance en s'isolant dans sa nature
essentielle qui a pour soi-même le Brahman
suprême. Le Sage qui, par le renoncement
à tous les objets du monde empirique,
parvient à l'état d'isolement
spirituel absolu qui a nom " Kaivalya " est un
Kevalin. La Kaivalyopanishad enseigne donc
au sage la voie du renoncement et de l'union avec
l'Absolu. Elle appartient au groupe des
Upanishad Sivaïtes de
l'Atharvaveda, puisqu'en elle l'exercice de
contemplation intérieure est fondé
sur Siva, mais elle est un enseignement de
Yoga.
La Sarvasaropanishad fait partie des
Upanishad tardives qui groupaient et
définissaient des concepts majeurs du
Vedanta. De ces Upanishads, elle est la plus
réputée. Elle définit
vingt-trois termes, ceux qui se rapportent à
l'Atman engagé dans la relativité et
l'Atman dans son essence Absolue.
53
pages |
14,00 € |
95 g
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KAIVALYA
UPANISHAD
LA
SOLITUDE COMBLEE
Traduction
d'après Paul Deussen
Traduction française et commentaire de
Roberto Caputo
Le
Père de toutes choses lui répondit
:
" Connais ceci au moyen de la foi,
La dévotion et la méditation :
Ce n'est ni par l'action,
Ni par la descendance, ni par la richesse
Que l'on accède à
l'immortalité,
Mais uniquement par le renoncement.
"
Kaivalya
désigne la solitude, l'unicité
absolue. Le mot vient de kevala, qui signifie "
seul, isolé, pur, absolu, non
mélangé, entier ". Lilian Silburn,
dans son commentaire au Vijnana Bhairava
nous en donne la définition suivante au
shloka 113 : "
Kaivalya est la solitude comblée,
l'exclusivité de l'Un, tandis que, sous
l'influence de la grâce divine, l'homme
saisit le soi comme l'absolu qu'il est par nature.
"
Issue
de l'Atharva Véda, cette
Upanishad est un dialogue entre un
Maître qui n'est autre que Brahma, le Dieu
créateur, et son disciple
[Ashvalayana], parfaitement
préparé pour entendre
[shruti] sa révélation. Le
contenu est d'inspiration divine. Le disciple
préparé reçoit de façon
directe les instructions et les expérimente
au fur et à mesure qu'elles lui sont
divulguées.
Paul Deussen [1845-1919] fut un pionnier
dont les traductions nous ont été
transmises avec ferveur et clairvoyance.
115
pages |
11,50 € |
155 g
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MAITRY
UPANISHAD
&
ATMAPUJOPANISHAD
Traduit
par M. Esnoul & Lakshmi
Kapani
La Maitri, appelée aussi
Maitrayani Upanishad, appartient au Yajur
Véda Noir et a dû paraître
dans une école des Maitrayana ou
Maitrayaniya. On la tient pour la plus
récente des Upanishad anciennes; elle
semble faire partie de la même strate que la
Prasna et la Mandukya Upanishad,
à tout le moins dans ses parties les plus
anciennes, car vraisemblablement elle n'est pas de
composition homogène : à un texte
primitif relativement court et serré on
aurait ajouté postérieurement de
longs développements où se
rencontrent pêle-mêle un nombre
considérable de notions dont certaines sont
de date assez récente. Cette
Upanishad a, en quelque sorte, rajeuni de
vieilles traditions upanisadiques en y incorporant
des notions empruntées aux systèmes
nouvellement apparus ou en voie de se
préciser. En même temps, il lui arrive
fréquemment d'introduire dans ses
développements des notions mythologiques ou
astronomiques qui seront, par la suite, si
familières aux textes puraniques. Il y avait
dans l'école des Maitrayana une
Samhita de ce nom, divisée en quatre
kanda dont chacun se subdivisait en un certain
nombre de prapathaka ; on a voulu parfois
considérer la Maitri Upanishad comme
un cinquième kanda de cette Samhita.
L'Atmapujopanisad figure dans la
série intitulée Unpublished
Upanishads. L'éditeur de ce recueil
la classe parmi les Samanyavedanta
Upanishad, parmi les Upanishad, donc,
qui relèvent du fonds commun du Vedanta. Il
faut remarquer toutefois qu'elle contient des
éléments yogiques et qu'elle à
pour sujet le rajayogin, l'adepte du rajayoga, "
voie royale de réintégration ". Quant
au titre de l'Upanishad, atmapuja, on peut
l'interpréter de deux façons :
Upanishad de l'adoration du Soi ou
Upanishad de l'adoration et du Soi. Cette
analyse du titre nous aide à éclairer
le texte lui-même. La première
interprétation, en effet, met en
évidence l'objet de la puja, qui
désigne l'adoration de l'image, rite
quotidien, privé ou public, effectué
devant la statue d'une divinité. Dans le
présent contexte, c'est l'Atman, le Soi,
l'âme, qui tient lieu de divinité. Il
est clair que le mot puja, tel qu'il est
employé ici, renvoie plutôt à
la forme intériorisée du rite,
à la forme antarmukhi, laquelle se
réfère au dhyana, méditation.
La deuxième interprétation
répond, en quelque sorte, à ces
interrogations, en faisant surgir l'opposition mais
aussi les corrélations qui existent entre le
rituel et la mystique.
120
pages |
14,00 € |
200 g
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BASKALA-MANTRA
UPANISHAD
&
CHAGALEYA
UPANISHAD
Traduit
par Louis Renou
La Baskala-Mantra Upanishad est un
poème consistant en vingt-cinq stances.
Comme pour d'autres Upanishads, la doctrine
est introduite par le moyen d'une affabulation. Le
dieu guerrier Indra, se transformant en
bélier ravit au ciel un personnage,
Medhatithi, descendant de Kanva. Ce dernier use de
menaces. Enfin, le dieu ravisseur l'apaise et lui
communique la doctrine salvatrice. Le but de
l'Upanishad est donc, sous le
prétexte d'une eulogie du dieu par
lui-même, de souligner l'usure des apparences
et de désigner le grand principe unique qui
réside au fond des choses et n'est autre que
le brahman.
La Chagaleya Upanishad comporte une
affabulation classique dans ce genre d'uvres
: la réunion de sages pour un sacrifice, aux
bords du fleuve sacré, la Sarasvati. Ces
sages ont exclu des rites un certain Kavasa
Ailusa comme étant d'extraction basse.
Celui-ci se venge en leur posant des questions
auxquelles ils ne savent que répondre : il
leur conseille de se mettre au service des "
ascètes-enfants ". Ils y vont et
répètent les questions. Le
problème essentiel est celui de la mort :
pourquoi, en dépit des rites, y a-t-il
destruction du corps, et que devient ce qui
était le corps, après le
trépas ? La réponse est que c'est
l'Atman qui régit le corps, que le corps
n'est rien sans l'Atman. L'enseignement implicite
comporte, d'une part, le rejet des rites, d'autre
part, le caractère immortel et absolu de la
notion d'Atman. Cette Upanishad est
rédigée en style brahmana
assez strict. Le nom de Chagaleya est
celui d'une école védique, qui a
donné naissance à un Brahmana
[perdu], à l'intérieur du
groupe des Maitrayaniya [Yajurveda
Noir].
40
pages |
7,00 € |
85 g
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GANAPATI
UPANISHAD
&
DEVI
UPANISHAD
Traduit
par Jean Varenne
La Ganapati Upanishad est un texte populaire
dans la mesure où elle constitue la garantie
soi-disant " védique " de la dévotion
au dieu à tête
d'éléphant. Une secte
Ganapatya connut un certain essor aux
alentours du Xe siècle, puis déclina.
Peut-être est-ce sous son égide que se
constitua la littérature Ganésienne
proprement dite. Mais c'est surtout sous
l'influence de la tradition smarta que la religion
de Ganapati est vivante. Pour ces hindous
fidèles au Véda, le dieu " qui
écarte les obstacles " est, si l'on peut
dire, une forme familière de l'Absolu. Comme
le dit l'Upanishad : " il est le brahman
rendu sensible aux yeux ". Les Smarta sont partout
présents en Inde et l'esprit de leur
religion imprègne l'hindouisme commun.
Traditionnellement ils ajoutent à
l'Upanishad trois autres textes
védiques supposés
célébrer Ganesa : un hymne du
Rigveda, Ganapati-sukta
dédié à Brahmanaspati, le
Ganapati-mantra, strophe rigvédique
où Brahmanaspati reçoit
l'épithète de " Seigneur des Gana ",
enfin la Ganesa-gayalri empruntée au
Taittiriya-Aranyaka. L'Upanishad ne
se soucie nullement d'interpréter les mythes
et légendes afférents à
Ganapati. Elle se tient sur le seul plan de la
célébration ésotérique
du dieu et, à ce titre, ressemble à
un stotra. D'emblée Ganapati est
assimilé à l'Absolu, sous ses deux "
aspects ", le brahman et l'Atman. Il est le
Véda rendu sensible aux yeux.
La Devi Upanishad est la 81e de la liste
donnée par la Muktika. De fait, la structure
de la Devi Upanishad est la même que
celle d'une série de ces tracts dont le seul
propos est de célébrer la
divinité choisie [ista-devata] par
un groupe de dévots, comme objet
quasi-unique de sa vénération. Ces
Upanishad, tardivement rattachées
à l'Atharvaveda, ont pour fonction
d'exposer, sous une forme à la fois lyrique
et brève, l'essentiel de la foi des
dévots. La Devi Upanishad ressemble
donc beaucoup à la Ganapati. Comme celle-ci,
elle est constituée de trois
éléments principaux : un hymne de
louange [type stotra], un support
[pratistha] de méditation
[dhyana] évoquant une image de la
divinité, enfin la révélation
d'une formule secrète [ici dex
mantra], communiquée lors de
l'initiation et utilisée dans la liturgie.
C'est la présence constante [et
exclusive] de ces trois éléments,
s'articulant selon une structure identique, qui
donne son unité aux diverses
Upanishad du même type, et il est
frappant, à cet égard, de remarquer
qu'elles se donnent toutes le nom
d'Atharva-sirsa.
50
pages |
7,00 € |
70 g
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CHANDOGYA
UPANISHAD
Traduit
et notes par F. Hayot
La Chandogya Upanishad a huit chapitres,
divisés en sections, qui forment les huit
derniers chapitres [sur dix] de la
Chandogya-Brahmana. Le nom de " chandogya "
réfère simplement au chandoga,
chanteur d'hymnes, chanteur du Samaveda. La
Chandogya Upanishad est en effet
rattachée au Samaveda. Le
Samaveda contient les textes de vers
à chanter lors des sacrifices, vers qui se
trouvent dans le Rigveda. Le chanteur des
saman, lors des sacrifices du Soma, est vers du
Rigveda, et le prêtre brahman qui
surveille le sacrifice. Chacun de ces prêtres
a trois assistants. Les assistants de prastotr et
le pratihartr, qui chantent respectivement le
prastava, hymne d'introduction qui
précède l'udgitha, chant à
haute voix de l'udgatr, et le pratihara, qui suit
l'udgitha et qui est la réponse.
176
pages |
18,00 € |
185 g
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