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UPANISHAD
DU RENONCEMENT
[SAMNYAS-UPANISHAD]
Traduction
du sanskrit, introduction et notes par Alyette
Degrâces-Fahd
"
Celui que l'on connaît comme ni bon ni
mauvais, ni non instruit ni hautement instruit, ni
ayant bonne ou mauvaise conduite, est un brahmane
[connaisseur du brahman]. "
[L'Upanishad du moine-errant Narada -
Narada-Parivrajaka-Upanishad]
La connaissance dont parle l'ensemble d'upanishads
présentées ici est une sagesse
déposée en l'homme à l'origine
et qu'il lui faut retrouver. Une et unie au tout,
elle n'est pas séparée de la vie du
renonçant dont les différents
états intérieurs sont autant de modes
déterminés de la connaissance que la
syllabe mystique om rassemble en elle. La
quête spirituelle du renonçant n'est
pas celle d'un homme seul, mais d'un homme qui va
seul selon le Tout, et dont la place et la fonction
coïncident totalement avec l'ordre du
monde.
L'ouvrage se compose d'une introduction et de la
traduction de 19 Upanishads.
461
pages - 27,50 Euros - poids : 405
g
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SEPT
UPANISHADS
Traduction
commentée précédée
d'une introduction générale aux
Upanishads par Jean Varenne
Joyaux du Véda, les Upanishads
sont connues en Occident depuis le XVIIIe
siècle. Mais peu d'entre elles sont
accessibles au lecteur français : une
quarantaine à peine, sur quelque deux cent
cinquante. Le présent volume aide à
combler ce déficit.
Un essai, qui occupe la première partie
du livre, présente les Upanishads et
illustre, par de longs extraits des plus
importantes d'entre elles, les concepts clés
du Véda.
La traduction in extenso est ensuite
donné de sept Upanishads choisies
comme représentatives des grands courants de
l'hindousime : Védanta, Yoga, Tantrisme,
etc. Ce sont la Garuda Upanishad, la
Bahvrichâ Upanishad, la
Vasudéva Upanishad, la
Kali-Samtarana Upanishad,
l'Advaya-Târaka Upanishad, la
Parama-Hamsa Upanishad et l'Ishâ
Upanishad, la plus célèbre de
toutes les Upanishads
védantiques.
225
pages - 7,95 Euros - poids : 155
g
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ISA
UPANISHAD, KATHA UPANISHAD ET KENA
UPANISHAD
Texte
et traduction sous la direction de Louis Renou
L'Isa ou Isâvâsya
Upanishad, ainsi appelée d'après
le mot par lequel elle commence, est probablement
la première en date des Upanishad
versifiées, ce qui lui assure un haut rang
dans cette littérature. Elle figure
d'ailleurs en tête de toutes les collections
indigènes d'Upanishad. L'Isa
fait partie d'une des Samhitâ du
Yajurveda, la Vâjasaneyi
Samhitâ [d'où son autre nom
Vajasaneyi-Samhilopanisad ou en
abrégé Samhilopanisad],
dont elle forme le 40e et dernier chapitre. Ce bref
poème, après avoir posé le
principe d'un souverain [îs] qui
régit l'univers, formule que les oeuvres
n'ont pas de valeur. Seul importe de
connaître le Soi ou âtman.
La Katha ou Kathaka Upanishad,
presque entièrement en vers, est un recueil
de maximes sur l'âtman-brahman,
centrées sur le problème de la mort
et de la destinée après la mort.
L'originalité de cette Upanishad
réside dans son affabulation :
développant et remaniant un récit qui
figurait déjà dans le
Taittirîya Brâhmana, l'ouvrage
se présente comme une instruction impartie
par Yama, le roi des morts, à un jeune
brâhmane, Naciketas.
La Kena Upanishad [aussi
Talavakara] se rattache au
Sâmaveda et fait partie intégrante du
Jaiminïya-Upanishad-Brâhmana,
qui, en dépit de son titre, n'est ni une
Upanishad ni un Brâhmana, mais
n'est autre que l'Âranyaka de
l'école Jaiminïya [ou
Talavakâra] du Sâmaveda. La
première partie traite du brahman du point
de vue d'une théorie de la connaissance et
est en vers. La seconde, formant un récit ou
ilihâsa qui tourne court en allusions
ésotériques, est
rédigée en une prose de
caractère brâhmana. L'Upanishad
se demande d'abord qui a créé les
phénomènes, et pose qu'il y a
derrière le monde sensible un mystère
insondable, à savoir le brahman. La seconde
partie vise à montrer comment les dieux ont
découvert le brahman : le brahman est un
phantasme que les dieux cherchent en vain à
maîtriser : ainsi ils dépendent de lui
et l'ignorent.
53
pages - 12,00 Euros - poids : 90
g
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TROIS
UPANISHADS
ISHÂ,
KENA & KATA
Traduction
et présentation d'Alain Porte
C'est entre le VIe et le IIIe siècle avant
notre ère que ces Upanishads ont vu
le jour, comme les terminaisons nerveuses du vaste
ensemble canonique du Veda. Nous ne savons
pas comment les Rishi, ces " prophètes " des
premiers âges, ont recueilli ces textes,
chargés de ferveur et de lucidité,
nous ne savons pas même qui les a
composés.
Comme il est périlleux le sentier qui
conduit "
à l'ultime séjour dont on ne revient
pas " ! C'est ce
qu'exprimaient déjà les poètes
des premiers temps lorsqu'ils parlaient de
"
la lame affûtée d'un rasoir
", [Katha
Upanishad, III, 14]. Mais c'est par lui
seul qu'il est possible de s'affranchir de la mort
et, peut-être, de l'idée même de
la mort.
112 pages - 16,70 Euros - poids : 270
g
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MUNDAKA
UPANISHAD, MANDUKYA UPANISHAD ET KARIKA DE
GAUDAPADA
Traduit
par Jacqueline Maury & E. Lesimple
La
Mundaka Upanishad appartient à
l'Atharvaveda et à l'école de
Saunaka. Il est probable que le texte de
l'Upanishad a été l'objet de
maintes additions et interpolations. Tel qu'il est
actuellement, on peut le considérer comme
l'une des sources de la Bhagavad
Gîtâ. Le titre semble signifier
qu'il s'agit de l'Upanishad des " hommes
à la tête rasée " et l'on a
rapproché cette donnée de la mention
finale du " voeu de la tête "
[traité composé par des
ascètes qui se rasaient la tête, ou
allusion à la libération de
l'esprit]. Cette Upanishad admet la
valeur du ritualisme mais enseigne qu'il ne suffit
pas pour assurer un salut définitif. Le sage
doit accéder à la connaissance du
brahman par la connaissance du purusa [forme
cosmique du brahman], et de l'âtman
[forme du brahman dans l 'homme ]. On a
noté des coïncidences de pensée
et de forme avec des textes bouddhiques et surtout
jaïna. Cette Upanishad est relativement
récente, postérieure en tout cas
à la Chândogya Upanishad. La
doctrine de la transmigration et du karman y
apparaissent toutes
constituées.
La
Mândûkya Upanishad porte le nom
d'une école du Rigveda, mais elle
appartient au groupe d'écrits se rattachant
à l'Atharvaveda. C'est un texte
très court, qui ne comprend que douze
sûtra;selon l'opinion générale,
cette Upanishad serait, parmi celles qui
sont considérées comme anciennes, une
des plus récentes, peut-être
même la plus récente. L'objet de
l'enseignement de la Mândûkya
Upanishad est le thème commun à
la plus grande partie de cette littérature;
I'identité de l'âtman individuel et du
brahman-âtman universel. L'auteur s'attache
à poser l'équivalence de la
réalité, suprême, absolue et de
la syllabe sacrée OM. Outre sa propre valeur
doctrinale, la Mândûkya
Upanishad présente un autre
intérêt considérable, c'est
d'avoir donné lieu à l'une des
oeuvres les plus originales et les plus importantes
de la philosophie indienne: les
Kârikâ de Gaudapâda,
lesquelles sont, en quelque sorte, greffées
sur l'Upanishad. On ne sait que peu de chose
de l'auteur. Beaucoup supposent qu'il fut le
maître de Govinda, lequel n'est connu que
pour avoir été, à son tour, le
maître de Shankara.
103
pages - 13,00 Euros - poids : 130
g
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KAUSITAKI
UPANISHAD, SVETASVATARA UPANISHAD,
PRASNA
UPANISHAD ET TAITTIRIYA
UPANISHAD
Traduit
par Louis Renou, Aliette Silburn, J. Bousquet
et E. Lesimple
La
Kausîtaki- [ou
Kausîtakibrâhmana-] Upanishad
appartient au groupe de textes qui se
réclament du Rigveda; elle fait
partie du Sânkhâyana
Âranyaka. L'Upanishad est
entièrement en prose - trait ancien - sauf
quelques citations de mantra tirées du
Rigveda. L'intérêt de cette
Upanishad est multiple: la portion
eschatologique fournit un complément de la
théorie des deux voies rendue
familière par la
Brhad-Âranyaka, et la
Chândogya. Les rites et pratiques
s'insèrent dans la grande tradition magique
des Kâmyesti et de divers textes
atharvaniques et sâma védiques. Mais
c'est surtout l'exaltation du prâna, son
assimilation au prajnâtman ou " Soi conscient
", qui donne son intérêt à ce
texte : la théorie du souffle est
présente.
La Svetâsvatara Upanishad emprunte son
nom à l'ascète au blanc mulet, auquel
elle fut révélée " par la
grâce de Dieu " ; bien qu'elle soit
rattachée par la tradition brahmanique
à la branche caraka du Yajurveda Noir
et qu'elle cite fréquemment des strophes du
Veda, cette Upanishad semble pourtant avoir
été composée par une
communauté [samgha] de religieux,
les ati âsramîn, ceux qui sont
au-dessus des anachorètes et qui vivaient en
marge de l'orthodoxie brahmanique. La
Svetâsvatara fait partie d'un groupe
d'Upanishad tardives, qui mettent en
évidence les thèmes théistes
surajoutés à l'âtman-brahman et
qui préconisent le renoncement.
Rédigées en vers, elles contiennent
des notions et des termes du Sâmkhya, ainsi
que des pratiques mystiques du Yoga.
La
Prasna-Upanishad se rattache à
l'Atharvaveda, recueil d'hymnes et de
prières magiques qui, bien que de
rédaction relativement récente par
rapport aux autres Veda, présente par ses
rites l'état le plus ancien de la culture
indienne. Elle est presque entièrement
écrite en prose. Elle est probablement
antérieure au bouddhisme. Ainsi que son nom
l'indique [Prasna = question], la
Prasna-Upanishad est composée de 6
questions posées par 6 sages et auxquelles
répond le sage mythique Pippalâda.
Cette Upanishad apparaît comme une
théorie du souffle. L'origine
première des êtres vivants est dans
deux principes généraux : le Souffle
et la Matière. C'est le Souffle [ou
Énergie vitale] qui anime les composants
du corps humain. Le Souffle lui-même est une
émanation et pour ainsi dire l'ombre de
l'âme [atman = le Soi = principe
d'existence]. La Prasna-Upanishad, en
montrant que le Souffle commande le passage dans
les autres mondes et l'accès à la
béatitude du sommeil sans rêve,
s'apparente étroitement au yoga, technique
de la connaissance et de la maîtrise du
Souffle, présenté comme
l'ascèse suprême.
La Taittirîya Upanishad est
composée de trois parties, vallî "
liane ", dont la deuxième et la
troisième formeraient proprement
l'Upanishad, la première étant
une sorte d'introduction que Shankara nomme
Shiksâ-vallî ou "liane de
l'enseignement phonétique". La doctrine
originale et particulière de l'Upanishad est
dans les deux autres parties appelées
Brahmânanda-vallî [liane de
la félicité de Brahman] et
Bhrgu-vallî [liane de Bhrgu, fils
de Varuna]. C'est la théorie des Kosha,
fourreaux ou enveloppes concentriques qui
dissimulent à l'âme individuelle, la
réalité du brahman. La
Brahmânanda-vallî décrit
l'état de l'âtman à mesure que
le jîva [âme individuelle]
élimine successivement ces kosha, de sorte
qu'à la fin le jîva retrouve la pure
spiritualité de l'âtman.
262
pages - 22,00 Euros - poids : 290 g
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AITAREYA
UPANISHAD
Traduit
par Lilian Silburn
"
Celui que l'on connaît comme ni bon ni
mauvais, ni non instruit ni hautement instruit, ni
ayant bonne ou mauvaise conduite, est un brahmane
[connaisseur du brahman]. "
L'Aitareya
Upanishad, qui appartient au cycle du
Rigveda, le Véda des hymnes, fait
partie de l'Âranyaka.
L'Âranyaka, traité
ésotérique destiné aux
anachorètes retirés dans la
forêt, consiste en cinq livres: le premier
s'intéresse tout spécialement aux
correspondances qu'il établit entre le
sacrifice, la personne humaine et le cosmos. L'
Aitareya Upanishad comprend le
quatrième, le cinquième et le
sixième adhyâya du second livre. Le
troisième livre est nommé
Mahaitareya Upanishad ou Bavrca Upanishad et
le quatrième, Samhitâ
Upanishad. Le cinquième livre, qui
décrit certains rites du
Mahâvrata, forme une sorte de
complément du premier livre. L'Aitareya
Upanishad qui nous porte d'emblée
à l'aube des temps, puise son inspiration
aux sources mêmes des plus
célèbres légendes
cosmogoniques des Véda et des Brâhmana
: celle de l'antique purusa du Rigveda,
celle de Prajâpati, le Seigneur des
créatures qui, dans les Brâhmana,
couvre les mondes et prend de plus en plus la place
et les fonctions jadis assignées au purusa
du Rigveda. Mais à Prajâpati
l'Upanishad substitue à son tour
l'atman, le Soi, auquel incombera désormais
toute la tâche d'une création qui
s'accomplira de façon progressive et
après mûre réflexion.
41
pages - 7,00 Euros - poids : 70
g
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ATHARVASIRA
UPANISHAD, BRAHMABINDUPANISHAD,
KAIVALYOPANISHAD
ET SARVASAROPANISHAD
Traduit
par B. Tubini
La Sira Upanishad, "Upanishad
principale " , " Tête " ou " Sommet " des
Upanishads de l'Atharvaveda,
appartient au groupe des "Upanishads
Sivaites ". Ce sont celles où l'Être
Suprême, l'Ineffable Brahman, est reconnu
être Siva lui-même. Siva est
l'Être Suprême que l'entendement humain
ne peut atteindre.
Brahmabindûpanishad : La syllabe " Om
" est le Brahman, l'Unique Réalité,
mais aussi son symbole. Les trois voyelles et
moments syllabiques de l'Om [AUM] se
résolvent dans la quatrième
demi-syllabe muette que représente le point
"bindu" de l'anusvâra. La
Mândûkya-Upanishad enseigne que
les trois premiers instants syllabiques
correspondent aux états de veille, de
rêve et de sommeil profond. Ces états
affectent l'âme individuelle qui n'est autre
que le Brahman, mais illusoirement
réfléchi sur une individualité
organique et psychologique. Cette Upanishad
a pour but d'enseigner la voie qui permet à
l'âme individuelle de reconnaître sa
véritable essence et de savoir qu'elle est
le Suprême Brahman, ineffable,
indifférencié, que le "bindu"
symbolise. Cette voie est le Yoga.
Kaivalyopanishad : Unique
Réalité, le Brahman omnipotent, qui
est libre de toute relation, est absolu " Kevala ".
L'âme incorporée trouve la
délivrance en s'isolant dans sa nature
essentielle qui a pour soi-même le Brahman
suprême. Le Sage qui, par le renoncement
à tous les objets du monde empirique,
parvient à l'état d'isolement
spirituel absolu qui a nom "Kaivalya" est un
Kevalin. La Kaivalyopanishad enseigne donc
au sage la voie du renoncement et de l'union avec
l'Absolu. Elle appartient au groupe des
Upanishad Sivaïtes de
l'Atharvaveda, puisqu'en elle l'exercice de
contemplation intérieure est fondé
sur Siva, mais elle est un enseignement de
Yoga.
La Sarvasâropanishad fait partie des
Upanishad tardives qui groupaient et
définissaient des concepts majeurs du
Vedânta. De ces Upanishads, elle est
la plus réputée. Elle définit
vingt-trois termes, ceux qui se rapportent à
l'Âtman engagé dans la
relativité et l'Âtman dans son essence
absolue : Bandha "le lien", Moksha " la
délivrance ", Avidyâ " l'ignorance ",
Vidyâ " la science ", les quatre états
de l'Âtman [Veille, Rêve, Sommeil
sans rêves, Quatrième
État], Les cinq enveloppes
[Kosha] de l'Âtman, Kartr " le sujet
agissant ", Jîva " l'âme
incorporée ", Pâncavarga " les cinq
groupes ", Ksetrajna " le connaisseur du champ ",
Sâksin " le Témoin ", Kûtastha "
Celui qui occupe la plus haute place ",
Antaryâmin " le Maître Intérieur
", Pratyagatman " l' Âtman interne ",
Parâtman " l'Âtman Suprême ",
Mâyâ " l'illusion ".
53
pages - 14,00 Euros - poids : 95
g
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KAIVALYA
UPANISHAD
LA
SOLITUDE COMBLEE
Traduction
d'après Paul Deussen
Traduction
française et commentaire de Roberto
Caputo
"Le
Père de toutes choses lui répondit
:
"Connais ceci au moyen de la foi,
La dévotion et la méditation :
Ce n'est ni par l'action,
Ni par la descendance, ni par la richesse
Que l'on accède à
l'immortalité,
Mais uniquement par le renoncement.""
Kaivalya
désigne la solitude, l'unicité
absolue. Le mot vient de kevala, qui signifie "
seul, isolé, pur, absolu, non
mélangé, entier ". Lilian Silburn,
dans son commentaire au Vijnana Bhairava
nous en donne la définition suivante au
shloka 113 : "
Kaivalya est la solitude comblée,
l'exclusivité de l'Un, tandis que, sous
l'influence de la grâce divine, l'homme
saisit le soi comme l'absolu qu'il est par nature.
"
Issue
de l'Atharva Veda, cette Upanishad est un
dialogue entre un Maître [guru] qui
n'est autre que Brahma, le Dieu créateur, et
son disciple [Ashvalayana], parfaitement
préparé pour entendre
[shruti] sa révélation. Le
contenu est d'inspiration divine. Le disciple
préparé reçoit de façon
directe les instructions et les expérimente
au fur et à mesure qu'elles lui sont
divulguées.
Paul Deussen [1845-1919] fut un pionnier
dont les traductions nous ont été
transmises avec ferveur et clairvoyance.
115
pages - 11,50 Euros - poids : 155
g
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MAITRY
UPANISHAD &
ATMAPUJOPANISHAD
Traduit
par M. Esnoul & Lakshmi Kapani
La Maitri, appelée aussi
Maitrâyanî Upanishad, appartient
au Yajur Veda Noir et a dû
paraître dans une école des
Maitrâyana ou
Maitrâyanîya. On la tient pour la
plus récente des Upanishad anciennes;
elle semble faire partie de la même strate
que la Prasna et la Mândûkya
Upanishad, à tout le moins dans ses
parties les plus anciennes, car vraisemblablement
elle n'est pas de composition homogène :
à un texte primitif relativement court et
serré on aurait ajouté
postérieurement de longs
développements où se rencontrent
pêle-mêle un nombre considérable
de notions dont certaines sont de date assez
récente. Cette Upanishad a, en
quelque sorte, rajeuni de vieilles traditions
upanisadiques en y incorporant des notions
empruntées aux systèmes nouvellement
apparus ou en voie de se préciser. En
même temps, il lui arrive fréquemment
d'introduire dans ses développements des
notions mythologiques ou astronomiques qui seront,
par la suite, si familières aux textes
purâniques. Il y avait dans l'école
des Maitrâyana une
Samhitâ de ce nom, divisée en 4
kânda dont chacun se subdivisait en un
certain nombre de prapâthaka ; on a voulu
parfois considérer la Maitri
Upanishad comme un 5e kânda de cette
Samhitâ.
L'Atmapujopanisad figure dans la
série intitulée Unpublished
Upanishads. L'éditeur de ce recueil
la classe parmi les Sâmanyavedânta
Upanishad, parmi les Upanishad, donc,
qui relèvent du fonds commun du
Vedânta. Il faut remarquer toutefois qu'elle
contient des éléments yogiques et
qu'elle à pour sujet le râjayogin,
l'adepte du râjayoga, "voie royale de
réintégration". Quant au titre de
l'Upanishad, âtmapûjâ, on
peut l'interpréter de deux façons :
"Upanishad de l'adoration du Soi" ou
"Upanishad de l'adoration et du Soi". Cette
analyse du titre nous aide à éclairer
le texte lui-même. La première
interprétation, en effet, met en
évidence l'objet de la pûjâ, qui
désigne l'adoration de l'image, rite
quotidien, privé ou public, effectué
devant la statue d'une divinité. Dans le
présent contexte, c'est l'âtman, le
Soi, l'âme, qui tient lieu de
divinité. Il est clair que le mot
pûjâ, tel qu'il est employé ici,
renvoie plutôt à la forme
intériorisée du rite, à la
forme antarmukhî, laquelle se
réfère au dhyâna,
méditation. La deuxième
interprétation répond, en quelque
sorte, à ces interrogations, en faisant
surgir l'opposition mais aussi les
corrélations qui existent entre le rituel et
la mystique.
120
pages - 14,00 Euros - poids : 200
g
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BÂSKALA-MANTRA
UPANISHAD & CHÂGALEYA
UPANISHAD
Traduit
par Louis Renou
La Baskala-Mantra Upanishad est un
poème consistant en 25 stances tristubh
[de facture à peu près
correcte], où l'on a été
tenté de reconnaître [comme le nom
même y incitait] un hymne ayant fait
partie de la recension bâskala de la
Riksamhita. Disons tout de suite que cette
hypothèse est intenable. Ici nous sommes en
présence d'une composition d'un type tout
différent des hymnes
rigvédiques. Nous avons affaire,
très certainement, à un opuscule de
la période la plus tardive du
védisme, éventuellement même
post-védique. Comme pour d'autres
Upanishads, la doctrine est introduite par
le moyen d'une affabulation. Le dieu guerrier
Indra, se transformant en bélier ravit au
ciel un personnage, Medhâtithi, descendant de
Kanva. Ce dernier use de menaces. Enfin, le dieu
ravisseur l'apaise et lui communique la doctrine
salvatrice. Le but de l'Upanishad est donc,
sous le prétexte d'une eulogie du dieu par
lui-même, de souligner l'usure des apparences
et de désigner le grand principe unique qui
réside au fond des choses et n'est autre que
le brahman.
La Chagaleya Upanishad comporte une
affabulation classique dans ce genre d'uvres
: la réunion de sages pour un sacrifice, aux
bords du fleuve sacré, la Sarasvatî.
Ces sages ont exclu des rites un certain Kavasa
Ailûsa comme étant d'extraction
basse. Celui-ci se venge en leur posant des
questions auxquelles ils ne savent que
répondre : il leur conseille de se mettre au
service des "[ascètes- ] enfants".
Ils y vont et répètent les questions.
Le problème essentiel est celui de la mort :
pourquoi, en dépit des rites, y a-t-il
destruction du corps, et que devient ce qui
était le corps, après le
trépas ? La réponse est que c'est
l'âtman qui régit le corps, que le
corps n'est rien sans l'âtman. L'enseignement
implicite comporte, d'une part, le rejet des rites,
d'autre part, le caractère immortel et
absolu de la notion d'âtman. Cette
Upanishad est rédigée en style
"brâhmana" assez strict. Le nom de
Châgaleya est celui d'une école
védique, qui a donné naissance
à un Brâhmana [perdu],
à l'intérieur du groupe des
Maitrâyaniya [Yajurveda
Noir].
40
pages - 7,00 Euros - poids : 85
g
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GANAPATI
UPANISHAD & DEVI
UPANISHAD
Traduit
par Jean Varenne
La Ganapati-Upanishad figure dans les
principaux recueils, et est souvent citée -
parfois sous forme de simple pralika - dans les
manuels liturgiques modernes du type
brahmakarma-samuccaya, âhnikacandrika, et
autres. Telle quelle, la Ganapati-Upanishad
est un texte populaire dans la mesure où
elle constitue la garantie soi-disant "
védique " de la dévotion au dieu
à tête d'éléphant. Une
secte Gânapatya connut un certain
essor aux alentours du Xe siècle, puis
déclina. Peut-être est-ce sous son
égide que se constitua la littérature
Ganésienne proprement dite. Mais c'est
surtout sous l'influence de la tradition
smârta que la religion de Ganapati est
vivante. Pour ces hindous fidèles au Veda,
le dieu " qui écarte les obstacles " est, si
l'on peut dire, une forme familière de
l'Absolu. Comme le dit l'Upanishad : " il
est le brahman rendu sensible aux yeux ". Les
Smârta sont partout présents en Inde
et l'esprit de leur religion imprègne
l'hindouisme commun. Traditionnellement ils
ajoutent à l'Upanishad trois autres
textes védiques supposés
célébrer Ganesa : un hymne du
Rigveda, Ganapati-sûkta
dédié à Brahmanaspati, le
Ganapati-mantra, strophe rigvédique
où Brahmanaspati reçoit
l'épithète de " Seigneur des Gana ",
enfin la " Ganesa-gâyalrî "
empruntée au
Taittirîya-Âranyaka.
L'Upanishad ne se soucie nullement
d'interpréter les mythes et légendes
afférents à Ganapati. Elle se tient
sur le seul plan de la célébration
ésotérique du dieu et, à ce
titre, ressemble à un stotra.
D'emblée Ganapati est assimilé
à l'Absolu, sous ses deux " aspects ", le
brahman et l'âtman. Il est le Veda rendu
sensible aux yeux.
La Devi Upanishad est la 81e de la liste
donnée par la Muktika. De fait, la structure
de la Devi Upanishad est la même que
celle d'une série de ces tracts dont le seul
propos est de célébrer la
divinité choisie [ista-devatâ]
par un groupe de dévots, comme objet
quasi-unique de sa vénération. Ces
Upanishad, tardivement rattachées
à l'Atharvaveda, ont pour fonction
d'exposer, sous une forme à la fois lyrique
et brève, l'essentiel de la foi des
dévots. La Devi Upanishad ressemble
donc beaucoup à la Ganapati. Comme celle-ci,
elle est constituée de trois
éléments principaux : un hymne de
louange [type stotra], un support
[pratisthâ] de méditation
[dhyâna] évoquant une image de
la divinité, enfin la
révélation d'une formule
secrète [ici dex mantra],
communiquée lors de l'initiation et
utilisée dans la liturgie. C'est la
présence constante [et exclusive] de
ces trois éléments, s'articulant
selon une structure identique, qui donne son
unité aux diverses Upanishad du
même type, et il est frappant, à cet
égard, de remarquer qu'elles se donnent
toutes le nom d'Atharva-sîrsa [ou
siras].
50
pages - 7,00 Euros - poids : 70
g
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GARBHOPANISHAD
Traduit
par Lakshmi Kapani
La Garbha-Upanishad est recensée dans
la liste des 108 Upanishad
qu'énumère la
Muktikâ-Upanishad.
Post-védique, elle se le nom de son auteur
Pippalâda. Comme son nom l'indique, "
l'Upanishad de l'embryon ", est un court
traité d'embryologie. Elle se situe à
la rencontre de plusieurs courants : le
Sâmkhya-yoga, les textes
médicaux tels que les Caraka- et Susruta
samhitâ, ainsi que le Vedânta. Pour
essayer de rendre compte du mouvement du texte,
peut distinguer les parties suivantes: constitution
du corps et psycho-physiologie; étapes du
développement embryonnaire et foetal
jusqu'au huitième mois; étiologie des
malformations ; embryologie et sotériologie,
le neuvième mois et la naissance ;
corrélations entre les lieux du corps et les
éléments du sacrifice ; brève
récapitulation anatomique. Conclusion
abrupte: " tel le traité de la
délivrance de Pippalâda ".
19
pages - 6,00 Euros - poids : 45
g
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CHANDOGYA
UPANISHAD
Traduit
et notes par F. Hayot
La Chândogya Upanishad a huit
chapitres, divisés en sections, qui forment
les huit derniers chapitres [sur dix] de la
Chândogya-Brâhmana. Le nom de
"chândogya" réfère simplement
au chandoga, chanteur d'hymnes, chanteur du
Sâmaveda. La Chândogya Upanishad
est en effet rattachée au
Sâmaveda. Le Sâmaveda
contient les textes de vers à chanter lors
des sacrifices, vers qui se trouvent dans le
Rigveda. Le chanteur des sâman, lors
des sacrifices du Soma, est vers du Rigveda,
et le prêtre brahman qui surveille le
sacrifice. Chacun de ces prêtres a trois
assistants. Les assistants de prastotr et le
pratihartr, qui chantent respectivement le
prastâva, hymne d'introduction qui
précède l'udgîtha, chant
à haute voix de l'udgâtr, et le
pratihâra, qui suit l'udgîtha et qui
est la réponse.
176
pages - 18,00 Euros - poids : 185
g
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