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RAMANA
MAHARSHI
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PADAM
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LE
SOI
SANS
FORME
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e rayonnement de
la conscience-félicité en la forme de
la conscience une dont la brillance reste la
même au-dedans comme au-dehors, est la
Réalité primordiale de
béatitude suprême, manifesté en
tant que silence, et dont les jnani
[connaissants] ont déclarés
quelle était létat de
jnana [connaissance] véritable final
et irréfutable.
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Attachons notre
pensée exclusivement à la perfection
de Shivam,
sans forme, immobile, libre de tout attribut,
dont lémanation est la forme de la
jnana véritable,
laquelle possède en abondance une excellence
unique
à qui lesclavage irréel de
lillusion du monde
ne peut jamais nuire
et dont la nature est mauna [silence],
et dont la majesté ne peut jamais être
ternie.
Attachons notre pensée exclusivement
à la perfection absolue
dont la nature est mauna impérissable,
qui existe à la fois en tant que
pureté sans pareil de
limmensité de la grâce,
vérité du Soi qui brille dans le
Cur
et jnana indestructible de ceux qui,
pénétrant le Cur,
connaissent le " Je " car ils ont abandonné
les chemins des cinq sens.
1. Ce
que lon connait comme étant Padam
nest jamais limité. Il est la
perfection totale, la forme de la pure
conscience.
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2.
Padam, la forme même du réel, se tient
uni à la multitude des êtres vivants
et indifférencié deux,
quils le réalisent ou non.
3. La qualité spécifique du
réel, Padam, est quil existe en chaque
chose de façon universelle, brillant de sa
propre lumière.
4. Padam, dont la disposition, de
pureté infaillible est égalitaire
envers tous, est lharmonie sous-jacente
à toute contradiction.
5. Padam, en toute solitude, est
léclat de la vérité, le
victorieux sans opposant.
6. Padam, notre nature véritable,
brille sans devenir le corps, comme masse
flamboyante du feu de jnana, le [vrai] sens
de " Je " .
7. Padam est la svarupa tout-à-fait
ordinaire qui existe en tant que notre propre
nature. Il est même erroné de dire
quil est facile à atteindre.
8. Radiant, Padam, est pure jnana,
lAtma-svarupa dénué de la
nature du jiva [l'individu], cet esprit
induit en erreur qui pense : " Je suis lié.
"
9. Padam, le réel, existe et brille
comme vide omniprésent sans ni survenir
doù que ce soit, ni engendrer quoi que
ce soit.
10.
Padam est la forme du Soi véritable qui
existe de façon si immuable, quon ne
peut ni le perdre ni
lacquérir.
11.
Bien que Padam existe, présent à
lintérieur comme à
lextérieur de chaque [objet],
aucun dentre-eux nexiste jamais en
lui.
12. La demeure de Padam est le Cur qui
brille, et dont la lumière imprègne
le monde entier.
13. Padam est la conscience, le Soi qui
brille dans le Cur en tant que montagne
magnétique immobile.
14. Le Cur étant le Saint des
Saints, pur et sacré, dans lequel
réside Padam, ceux dont le mental est
trompeur ne peuvent se prosterner et le voir.
15. Padam resplendit en tant que la
lumière suprême du Cur quand la
lumière du soi [individuel] se fond
inséparablement dans le Soi, le
suprême, qui est la source de cette
lumière.
16. La façon dont Padam, le
resplendissant, habite le cur de ses
dévots fait que lagitation trompeuse
que subissent ceux qui possèdent un mental
est complètement absente.
17. Padam, le Cur, la demeure
illimitée, possède une force telle
que les six ennemis [la luxure, la
colère, lavidité,
lillusion, la dépendance et
lenvie] néfastes ne peuvent pas
même approcher.
18. Padam resplendissant
sélève dans le Cur de
chaque jnani comme le centre dénué de
circonférence circonscrite.
19. Demeurant dans le Cur, Padam fait
agir le mental de chacun selon ses vasana
[tendances latentes].
20. Padam, la lumière non duelle de
la vérité, demeure sans
connaître et sans être connue.
21. Le vrai Padam, limmensité
de la conscience, demeure, rayonnant comme pure
conscience, au-delà de la connaissance et de
lignorance.
22. Padam, pure conscience, exige que tout
ce qui a été appris et que lon
appelle connaissance, soit complètement
oublié en tant quignorance.
23. Padam, le trésor parfait de la
jnana véritable, est la vérité
que ne peut pas connaître cette fausse
virilité, lego qui se pavane avec
arrogance.
24. Padam de beauté, qui est
connaissance vraie ou tapas
[austérité] exalté de
mauna, détruira la connaissance empirique,
laquelle est multiple.
25. En dissipant le doute et la mauvaise
compréhension par la connaissance directe,
Padam savance et brille, faisant ainsi
reculer le monde.
26. Padam, la vérité, brille
de sa propre luminosité dans le Cur,
sans aucune autre lumière distincte de lui
que ce soit.
27. Seul Padam, la lumière de la
conscience, connaît le sens véritable
daham [je], lequel rayonne en tant
que cette lumière même.
28. La lumière de Padam est la
lumière suprême, la
vérité qui révèle la
nature illusoire de toutes les autres
lumières, et provoque leur disparition.
29. Magnifique Padam, Shiva-jnana, brille de
telle façon que le siddhi yoga
[accomplissements yogiques] associé
à la confusion mentale tourbillonnante se
révèle comme étant faux et
cesse dexister.
30. Cette lumière de bonté et
de grandeur est Padam, la perfection absolue avec
laquelle sest fondu lesprit qui
expérimente le Soi non duel.
31. Le cur des dévots
véritables en lequel se sera répandue
la lumière de Padam
sélèvera en tant que conscience
de félicité.
32. Padam, la lumière resplendissante
du silence parfait, frappe ; détruisant
dun seul coup largument absurde qui
voudrait que [par nature] la conscience
soit scindée en deux.
33. Lumineux Padam ressemble à une
dense obscurité [pour ceux qui],
comme la chouette, deviennent aveugles le jour par
engouement [pour lactivité mentale
et les sens].
34. Padam est la lumière
véritable qui brille en tant que fondement
unique de tout ce que lon voit, que cela soit
conscient ou non conscient.
35. Padam est lillumination
merveilleuse du réel qui brille au sein des
facultés comme lesprit et
lintellect, leur conférant ainsi son
éclairage.
36. Padam est la lumière du Cur
qui transcende le mental dans laquelle les
nombreuses religions se fondent harmonieusement,
leur verbiage discordant ayant cessé.
37. Toutes les choses qui existent
dépendent de Padam, mais Padam ne nourrit
aucun désir pour la moindre des choses.
38. Padam, la déferlante de la
brillance du réel, est le centre du
tournoiement des sept mondes, qui pivotent comme
une meule [autour de son axe].
39. Padam, lécran de
soutènement, est la vraie lumière qui
projette cet [univers] entier en une foule
dombres, puis les fait tournoyer.
40. Alors quil est lunique
support qui maintient le monde entier, Padam, le
Soi omniprésent, est sans aucun soutien
[que ce soit].
41. Puisque lapparence du monde dans
sa totalité est, comme il se doit,
fondée sur lui, les jnani louent Padam le
rayonnant, la vérité, en tant que
Padam [les pieds, le support ultime].
42. Parce quil porte et soutient le
monde entier, lêtre-conscience
complètement parfait est nommé
Padam.
43. Padam de splendeur et de brillance est
la source, non seulement des choses vues
[idam] mais également du faux " je "
qui est indispensable à idam.
44. Padam demeure comme laxe
intérieur impérissable et immobile
qui fait tournoyer le monde à la
façon dune roue.
45. Padam est le Soi suprême, la
vérité parfaite.
Lactivité nest possible
quau niveau conceptuel.
46. Padam déconcerte lil
de ceux qui manquent de compréhension
véritable au sujet de la
Réalité en donnant limpression
dêtre en mouvement rapide, alors
qu[en fait] il demeure
inébranlablement sans bouger dun
iota.
47. Padam sacquitte des
activités irréelles avec une telle
habileté quelles paraissent
réelles.
48. Padam, le très merveilleux,
accomplit chaque activité, tout comme le
fait lesprit, sans jamais se départir
de sa nature qui est conscience.
49. Padam, lextrêmement
merveilleux a façonné le monde entier
à partir de largile de conscience
rayonnante, le Soi.
50. Cest Padam,
lextrêmement habile qui, ayant
manifesté tout ce qui apparait, demeure
comme le témoin éminent et
suprême.
51. Lesprit insurgé imagine que
Padam, la Réalité, a
délaissé sa nature véritable
en faveur de lapparence du monde.
52. Comme un magicien en train de faire un
tour étonnant et rempli de secrets, Padam,
lêtre-conscience, exécute les
cinq magnifiques fonctions divines par simple
imagination.
53. Au sein de Padam le merveilleux, les
univers se transforment en atomes et les atomes en
univers.
54. Ayant manifesté au sein du monde
la danse ridicule de toutes les cinq
opérations divines, Padam brille en secret
en tant que salle sacrée de chitrambalam.
[chitrambalam est " létendue de la
conscience ", et la " salle sacrée "
est une référence au lieu saint du
temple de Shiva à Chidrambaram où la
déité principale est un lingam akasa,
un espace vide qui représente ou symbolise
cette étendue de conscience. À un
niveau métaphorique plus
élevé, la salle sacrée est le
Cur dans lequel Padam demeure comme
conscience immobile.]
55. Padam est Dieu pour ceux qui sont pris
par les concepts, mais pour le vrai jnani, qui est
sans fausseté et qui sest
séparé de tous les concepts, il est
son propre Soi.
56. Puisque même ceux qui proclament
que [Dieu] nexiste pas, ne se
[disent] pas eux-mêmes sans
existence, Padam demeure tel que tous peuvent
laccepter.
57. Padam possède
lautorité qui fait que le soleil,
Yama, Agni, Vayu et ainsi de suite accomplissent
leur devoirs dans la crainte, de façon
ordonnée et sans aucune transgression.
[Yama, Agni et Vayu sont les dieux
respectivement de la mort, du feu et du
vent.]
58. Conformément aux rêves des
adorateurs, Padam défile sous la forme des
divers dieux qui sont connus pour être
libérateurs de lasservissement.
59. Padam est limmense colonne qui
sest manifesté spontanément en
tant que haute et noble flamme de grâce sous
la forme dAnnamalai [le nom tamoul
dArunachala le plus couramment
utilisé].
60. Sur cette terre, tous les érudits
chantent les louanges de la noble montagne rouge
[sona] en tant que Padam, la lumière
de la conscience dêtre.
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61.
Padam est la lumière céleste qui
sest manifestée le jour étoile
dArda [pendant le mois de Margazhi,
mi-décembre à mi-janvier] comme
lingam sous forme de montagne, la forme même
du Seigneur Shiva.
62. Au sein du Soi, Padam dont la nature est
la jnana véritable qui existe et brille
[tout simplement], lassociation au
mental, à lintellect et à tout
le reste est totalement absente.
63. Bien que Padam existe unifié
à lesprit, il ne comporte pas
même le mot " mental ".
64. Padam, létat de Brahman
[Réalité] qui transcende la
pensée, est tel que lorsquon dort dans
l état de svarupa, même le
mot " turiya " sévanouit. [turiya
qui signifie " le quatrième ", est le
quatrième état sous-jacent aux trois
états de veille, rêve et
sommeil]
65. Dans un Cur où
lactivité mentale est morte, Padam le
magnifique triomphe en tant que mauna, transcendant
et non duel.
66. Que lon court dans tous les sens
jusquau bout du monde à sa recherche,
Padam, notre vrai Soi, ne se trouve jamais à
la portée de lesprit-ego.
67. Padam détruit la
perversité du samsara qui engendre la
discordance que sont : se souvenir, qui signifie
naissance, et oublier qui signifie mort.
68. Padam le rayonnant tue et
anéantit lillusion-mental qui provoque
le désarroi en donnant au reflet une
apparence de réalité.
69. Splendide Padam dérobe
lego, lidentification au corps, cela
qui constitue le sujet des discussions concernant
la naissance, la maladie, la vieillesse et la
mort.
70. Le gracieux Padam, le grand silence,
engloutit le mental, et conquiert ainsi toutes les
religions qui existent en conséquence de
lactivité mentale.
71. En vertu de la grandeur
dAtma-svarupa qui transcende lesprit,
Padam brille dénué de ce quil
faut faire ou ne pas faire.
72. Padam est la Réalité
suprême, la vérité ultime qui
fait apparaître dharma, artha et kama
[accomplissement du devoir,
prospérité et satisfaction des
désirs socialement acceptés]
comme de simples reflets.
73. Les observances religieuses ne se
préoccupent exclusivement que du seul
mental. Padam, le toujours silencieux est
constamment libre de telles pratiques
religieuses.
74. Padam, la conscience-grâce qui est
le suprême, est tel que personne ne peut
réaliser la grandeur de la grâce
excepté par la grâce
elle-même.
75. Seul Padam qui octroie la grâce,
lequel est rempli de la lumière de la vraie
jnana, la lumière resplendissante, chassera
lobscurité de la fausse vie du
monde.
76. Padam ne révèlera
létat noble de conscience divine
authentique quune fois entièrement
annihilée la conscience
individualisée.
77. Si lon tourne son visage
inébranlablement vers la grâce,
lignorance obscure de lengouement pour
lego sera dissipée, et le
véritable Padam rayonnera.
78. Padam, la pure lumière de
lêtre-conscience infiniment subtil,
svarupa, se dresse pour donner une leçon
dhumilité à la perversion de la
pensée et de la parole.
79. À la façon dont on utilise
de la terre pour retirer la saleté, Padam
blanchit la maya [l'illusion] impure et
sale avec la lumière sublime de la maya
bénéfique.
80. Padam de ferveur abonde de joie dans le
cur des vrais disciples de telle façon
quils ne désirent rien dautre en
dehors dune vie passée aux pieds du
Seigneur qui accorde la grâce.
81. Padam se précipite dun bond
à la rencontre des disciples qui luttent
sincèrement pour le voir.
82. Padam, la grâce véritable,
suprême et dune intensité
extrême, fait dix pas [vers le
disciple] quand ce dernier en fait un [vers
Padam].
83. Padam, laccomplissement de la
jnana véritable, est devenu digne
dêtre désiré même
par les yogi accomplis, en raison de la grandeur de
sa capacité [à accorder] le
salut.
84. Padam brûle et consume les " hier,
aujourdhui et demain " du temps, les " ici et
là-bas " de lespace ainsi que les
puissantes chaines du karma.
85. Padam, létendue
éternellement non duelle de la
vérité suprême,
révèle que même le
" maintenant " en lequel apparaît cette
scène duelle est irréel.
86. Padam est ce qui supprime le pouvoir de
parler de ceux qui en [le] voyant, restent
muets. Padam est cette illumination si merveilleuse
que nont pas vu ceux qui parlent.
87. Les Veda et les Agama,
malgré leurs élaborations sans cesse
plus détaillées, finissent en
définitive obligés par Padam de
déplorer : " Ceci [Padam] nous
dépasse. "
88. Le divin Padam est cela au sein duquel
ceux qui savent que lanxiété
mentale est la cause de laffliction ont
trouvé la félicité par la
cessation de lanxiété.
89. De lesprit qui sest
assuré la vie du Shivam suprême, Padam
bannira la grandeur du règne des monarques
terrestres comme si elle nétait
quun brin de paille.
90. Pour ceux dont les pensées ont
été immergées dans
lamour et transmuées en psalmodiant "
Shiva, Shiva ", Padam, la vérité,
brillera de telle façon quils
naient plus besoin de rien.
91. Bien que Padam demeure comme
étant lunique expérience de
notre propre nature inhérente, il se
retrouve voilé par les concepts, les triputi
[trinités comme : " celui qui voit -
voir - ce qui est vu "].
92. Padam tourmente le jiva au moyen de
pramada [loubli du Soi], qui lui fait
oublier sa nature excellente et véritable,
et lui fait porter son attention sur ce qui est
étranger [au Soi].
93. Padam est le Soi, la pure conscience,
létendue infinie dont les ignorants
seffraient et devant laquelle ils reculent
mentalement, la croyant être un vide.
94. Padam tourmente ceux dont le cur
entretient lattachement, mais Il apporte la
joie à ceux dont le cur possède
la générosité [de ne
saccrocher à rien du tout].
95. En raison de leurs désir des huit
grands siddhi, Padam orchestre de nombreux yogi, en
leur donnant des leçons de danse et en les
faisant danser.
96.
La foule des siddhi sincline devant
léminent Padam, mais Padam les fait
apparaître comme des brins de paille pour les
esprits établis dans le service
authentique.
97. Padam a inventé de nombreux arts
remplis de concepts illusoires, à
lintention de ceux dont lintellect est
déficient, afin quils les connaissent
et sy complaisent.
98. Padam de ferveur se retrouve
voilé de la même façon
quun feu est caché par la fumée
qui sen élève et
lenveloppe.
99. Tant que celui qui voit
naperçoit pas sa vraie nature, le
fervent Padam le piège dans les concepts,
dans le pouvoir de lillusion.
100. Padam est létendue de
grâce, la vérité et
lexcellence dajata [non
création], que réalise le
cur de ceux qui sont éminents en
sahaja nishta, lexpérience
véritable et propre à chacun.
101. Si ceux qui désirent
Atma-svarupa, la conscience-être, abandonnent
tout ce qui lui est autre comme étant faux,
alors ils vivent lexpérience de Padam
directement.
102. Padam, le magnifique, est atteint en
tant que seule grâce de
félicité permanente, immarcescible et
suprême, uniquement par les vrais jnani qui
ont entièrement déraciné les
désirs.
103. Padam, pur, libre de tout attribut
sélèvera glorieusement par la
transmission [divine], laquelle ne peut
être clairement connue et obtenue autrement
que par le renoncement.
104. Padam, la Réalité, ne
simmerge que dans le cur de ceux qui se
sont offerts en sacrifice et y brille
continuellement en tant que temple
immaculé.
105. Comme la nature de lêtre
est la conscience, Padam est
lexpérience directe de la pure
jouissance de Shivam. Elle ne sapparente pas
à la jouissance [duelle] du
goût du sucre.
106. Ce que le jiva qui désire gagner
la libération doit rechercher avec ferveur,
afin que soit détruite la misère de
lignorance spirituelle, est Padam le
bienheureux, la conscience, le suprême.
107. Padam se manifeste quand le cur
est vigoureusement baratté, à
laide de la recherche intérieure comme
cordon et de lamour comme baratte.
108. Qui que nous soyons et quelle que soit
la sadhana que nous pratiquons, Padam ne brillera
pas hormis à travers la quête
intérieure de la connaissance de notre vraie
nature dans le Cur.
109. Padam, la nature de mauna, ne peut
être vécu que dans la pure
tranquillité en laquelle ne se trouvent ni
souvenir ni oubli, on ne peut pas en faire
lexpérience à travers la
conscience qui sanime et objective.
110. Padam, le plus haut des sommets, ne se
gagne que par une aspiration profonde en laquelle
on se perd soi-même ; il ne se gagne pas par
la simple imagination.
111. Padam, la cause première
parfaite, ne peut être entièrement
atteint sans que ne soit détruit lego,
la fausse conscience.
112. Si lon se réveille du
rêve tourbillonnant de lignorance,
alors seul Padam le rayonnant demeure en tant que
pure étendue de conscience.
113. Padam est la Réalité
suprême qui sobtient lorsque la
conscience qui abandonne lattachement aux
objets des sens retrouve son immuabilité
dans le Soi .
114. Une union complète et
définitive avec Padam ne saurait être
le résultat de quelque effort que ce soit,
mais plutôt celui de la perte de lego,
laquelle est paix profonde.
115. Comme Padam, en tant que
réservoir de compassion, dissipe les
anxiétés [de ceux qui se sont
abandonnés à lui] aucune autre
sadhana hormis celle de sabandonner à
lui [nexiste pour les
anéantir].
116. On ne peut gagner Padam que par la
méthode de dana [loffrande].
Autrement que par mauna, Padam demeure totalement
inaccessible.
117. À ceux qui naccordent leur
attention quà nishta
[demeurance], Padam décerne
lépée étincelante de
jnana, comme récompense.
118. Dans un esprit qui sen tient
exclusivement à Padam, le Soi, sans
labandonner, plus aucun désir ne
pourra jamais survenir.
119. Noble Padam se laisse prendre par une
dévotion sincère et illimitée,
laquelle fut la religion de Sabari [une
habitante des royaumes célestes dont
lhistoire figure dans le Ramayana]
et de Kannappa [un saint tamoul dont
lhistoire figure dans le
Periyapuranam].
120. Padam est bien trop
éloigné de la vue des gens fourbes et
ignorants qui parcourent le monde en se faisant
passer pour des jnani.
121. Padam, dont la nature est paix
transcendante, nest accessible
quà une conscience qui sest
fondue, mais il échappera subtilement
à un esprit qui sadonne à la
controverse.
122. Padam rayonnant se refuse à
accepter, même un tout petit peu,
lhommage des esprits mystificateurs et
hypocrites qui sont remplis de tromperie.
123. Quand il quitte Padam, le fruit doux et
pulpeux, lignorant sen va dans toutes
les directions en se languissant du fruit
[amer] de larbre du nux vomica.
124.
Étant
non duel, Padam ne peut être pensé ;
de ce fait, aussi longtemps que lon pense, il
ne brille pas.
125. Aussitôt défait le
nud de chit-jada, la connexion illusoire
[entre la concience et le corps], Padam
brille comme la seule Réalité en tous
lieux.
126. On ne doit pas tergiverser en
atteignant Padam, le Shivam auspicieux à
lextrême et félicité de
la paix.
127. À ceux qui auront vraiment
atteint le but détablir fermement leur
cur dans le Soi, Padam octroiera une
félicité telle que ce sera, pour eux,
comme sils avaient assouvi chacun de leurs
désirs.
128. Padam existe et brille en tant que cela
dont on peut dire : " La vraie
félicité est ce en quoi la paire
duelle de la joie et de laffliction a
péri. "
129. Padam, la félicité,
transforme ceux qui sont immergés dans la
félicité de Padam, en seul Padam de
félicité.
Muruganar,
l'un des plus proches disciple de Ramana Maharshi,
a rédigé ce texte dans l'inspiration
des paroles de son Maître.
Ramana Maharshi le considérait comme un
jnani.
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