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HARMONIQUES
DU FANTASSIN
Dans Le Livre de la Conscience et de la
Tranquillité, j'ai consacré quelques pages
à mon expérience de soldat et à l'une
des grandes leçons que m'a donnés un
épisode guerrier sur la manie que nous avons tous de
porter des jugements. Au fil des années, les lecteurs
m'ont souvent dit combien cette histoire les avait
touchés, peut-être plus que toutes les
anecdotes que j'ai racontées.
De par sa tournure d'esprit, l'Occidental juge assez
inconvenant qu'un vieux soldat ait pu
bénéficier de révélations sur la
Lumière. Je le comprends très bien. À
l'époque des faits, j'eus l'occasion de vivre nombre
d'événements singuliers dont je n'ai jamais
soufflé mot dans mes livres. Après tout, j'ai
participé à deux longues guerres en tant que
capitaine d'infanterie. J'ai vécu sur le terrain en
compagnie de fantassins chinois pendant près de trois
ans. J'ai subsisté avec eux. J'ai failli mourir de
faim avec eux. Les quelques soldats américains qui se
trouvaient alors en Chine reçurent fort peu d'aide
des États-Unis au cours de la Deuxième Guerre
mondiale. Nous étions à
l'extrémité de la plus longue voie de
ravitaillement au monde, et tout ce qui nous parvenait
d'Amérique avait été transporté
en avion par-dessus des pays occupés par le Japon.
Tout devait franchir l'immense chaîne de l'Himalaya
avant d'atteindre Kunming où des camions et des
animaux prenaient le relais pour nous faire parvenir des
vivres où que nous nous trouvions.
Cette période ne fut pas facile pour moi. La
dernière année que je passai en Chine à
la fin de la guerre, j'épaulai des troupes chinoises
engagées dans la lutte contre les Japonais et je pris
part aux combats qui permirent de reprendre Ishan, Liuchow
et Kwelin.
Moins de dix ans plus tard, je me trouvai en Corée
à la tête de la King Company du 279e
régiment d'infanterie. Les choses furent beaucoup
plus dures pour moi en Corée qu'au cours de la longue
et curieuse guerre que j'avais faite en Chine. Le fait
d'être plus âgé ne me fut d'aucun secours
en Corée et je n'avais pas le vieux sage, M. Shieh,
à mes côtés sur le 38e parallèle,
au Grand Château de Sacs de Sable ou au Perchoir du
Vautour.
Il est remarquable que je n'aie rien écrit sur cette
période, alors que j'en ai raconté les
événements marquants pour moi porteurs
d'enseignement aux chercheurs venus me voir ici en
Alabama. Je me délectais particulièrement
à raconter ces épisodes guerriers aux "
absolutistes " métaphysiques ou aux jeunes
idéalistes fanatiques qui pensaient n'entendre ici
que de suaves paroles de paix de la bouche d'un homme de
Dieu. Puisque ces histoires de conflit, de guerre et de
souffrance sont la dernière chose que ces gens
attendent d'un " métaphysicien ", c'est souvent ce
qui leur est donné.
Montrez-moi une
révélation et je vous montrerai le traumatisme
d'où cette Lumière a jailli. Montrez-moi une
vision céleste authentique et je vous montrerai la
plongée dans les affres de l'enfer où cette
vision a été mise à l'épreuve et
vérifiée avant d'être certifiée
exacte.
" Mettez-moi ainsi à l'épreuve, dit le
Seigneur
" et, dans la même veine, Paul a
affirmé : " Éprouvez tout
" Et à
présent, n'ayant presque plus rien à ajouter
au livre définitif, en cette nouvelle Journée
du Souvenir, je songe à mes soldats qui ont
participé avec moi à tant de combats.
Permettez-moi de vous livrer un ou deux Aperçus sur
ces temps de guerre. Pour commencer, retour en Chine. Une
patrouille japonaise à nos trousses, cinq compagnons
d'armes américains, M. Shieh et moi-même
étions en train de " rétrograder ". Couvrant
l'arrière de notre petite patrouille, nous tentions
de nous mettre à couvert au plus vite en regagnant
des lignes amies. L'ennemi qui nous talonnait était
bien près de nous capturer. En ce temps-là, ni
les Chinois ni les Japonais ne faisaient de quartier.
C'est-à-dire qu'il n'y avait pas de prisonniers. Je
savais que si nous étions pris par les Japonais, cela
signifiait une mort certaine. M. Shieh, lui, pourrait
toujours se faire passer pour un paysan chinois. Oh, je
n'arrive pas à raconter cette histoire ! Pour
l'heure, le souvenir suivant suffira. Je revois M. Shieh me
faisant remarquer la beauté de ces fleurs violettes,
loin devant nous, sur la montagne que nous allions devoir
escalader. Je m'étonnai qu'un homme pût
percevoir la beauté dans des moments si oppressants.
Je m'étonne encore davantage qu'il ait pu m'aider
à y parvenir.
Un jour, au cours de la guerre de Corée, une salve
d'artillerie éclata sur le flanc gauche de mon
régiment. Plusieurs corps volèrent sous la
violence des projectiles. Je me précipitai pour
constater l'étendue des dégâts et voir
si le responsable de la section était indemne. Le
spectacle que je découvris me souleva le cur et
je tombai assis au milieu de trois corps affalés sur
le versant. Je devins alors conscient d'une "
présence " visuelle en suspension à
côté d'eux : une espèce de vapeur
lumineuse blanche et bleutée ; une clarté d'un
autre ordre, primordiale, convaincante et puissante. Je
n'aurais su dire ce que je voyais alors, et je ne suis pas
davantage en mesure de l'expliquer maintenant, mais avec
cette vision, et grâce à elle, j'eus l'absolue
conviction en mon for intérieur qu'on me montrait la
preuve de l'immortalité de la Vie de la survie
de l'Enfant, de l'Âme des hommes. J'éprouvai un
merveilleux sentiment de soulagement, presque de gratitude,
pour ces hommes et tout ce qui se passa ce jour-là.
Quelques minutes s'étaient à peine
écoulées que mon régiment, et en
particulier la partie de la colonne où je me
trouvais, fut pris sous un déluge de feu. Des obus
nous pilonnaient en même temps que des soldats chinois
fonçaient sur nous. Ce fut une éruption
infernale dont nul ne saurait donner une idée
précise. On ne peut comprendre ce genre de chose que
si on l'a vécu.
Mais venons-en à l'Aperçu que j'aimerais vous
donner ici, si toutefois je suis en mesure d'écrire
ce qui s'est passé. Au tout début de cet
horrible carnage où tout ce qui bougeait était
réduit en charpie soldats se portant en avant,
hommes, femmes, enfants, chiens et poulets, et toute
créature en mouvement clouée sur place
je fus soudain incapable d'entendre. Mon monde se tut et je
fus enveloppé d'une paix incommensurable. Au beau
milieu de cet affreux vacarme d'obus et de corps qui
explosaient, je n'entendais plus que ma propre voix. Par une
espèce de prodige, je me trouvai pris dans une
dimension de paix et de tranquillité,
détaché, mais également lié au
carnage qui faisait rage. Je n'avais pas été
blessé. Je me sentais aussi bien qu'on peut le
souhaiter en pareilles circonstances. J'entendais
très distinctement ma propre voix et même ma
respiration. J'allais d'un poste de mitrailleuse à
l'autre encourager mes hommes avec le plus grand calme. Je
voyais leurs lèvres bouger pour me répondre et
exprimer leur gratitude ainsi que leur terreur
mais je ne les entendais pas. Je m'entendais moi-même,
mais non pas les obus qui m'éclataient à la
figure. J'étais au cur d'une merveilleuse bulle
de sérénité qui me permettait de me
déplacer et d'accomplir sans crainte ce que le
moment, particulièrement atroce, exigeait de moi.
Face à l'horreur, le corps est peut-être
capable de produire des substances chimiques
appropriées qui vont dresser une barricade entre
l'homme et la situation qu'il juge insupportable. Mais,
alors que cela m'arrivait en Corée au cours de cette
journée interminable, j'avais la certitude qu'une
Réalité suprême se tenait
derrière les événements ; qu'il y avait
une autre Scène juste au-dessus de celle-ci et qui
l'entourait ; qu'empruntant ce corridor de chaos, la
Réalité faisait irruption dans ma
sensibilité qui en prenait conscience. Je marchais
avec un courage tout de détachement, comme si le
corps mortel ne pouvait pas être atteint et ne serait
pas blessé. Je courais d'un soldat à l'autre,
d'une mitrailleuse à l'autre. J'étais
précipité au sol. Le souffle des explosions
faisait pivoter mon corps comme une toupie. Une pluie de
pierres et de terre me fouettait la peau et, avec un calme
imperturbable, je sentais distinctement l'empire de la Vie
sur les spectacles et les bruits du monde ; comme si,
grâce à la Présence que j'avais
ressentie et vue quelques instants plus tôt parmi les
premiers corps abattus, je VOYAIS et ÉPROUVAIS de
façon ininterrompue la Nature éternelle de la
Vie, même face à la mort. Peut-être
était-ce cette paix bienfaisante que M. Shieh avait
ressentie des années plus tôt, en voyant les
fleurs au loin sur la montagne.
Le feu de cet enfer et cette damnation en Corée dura
quatre nuits et trois jours d'affilée, au cours
desquels mes hommes et moi ne pûmes fermer l'il.
Je n'ai jamais oublié le cadre de temps
différent qui fut alors le mien sans parler de la
paix intérieure qui me nimbait, et la façon
dont je fus soutenu et aidé pendant ce temps
ou ce non-temps.
Plus important, cette Paix ne m'a jamais abandonné
depuis, du moins jamais quand j'y ai été
attentif ou que j'ai fait appel à Elle dans les
moments cruciaux. Comment est-ce que je procède alors
? Je mets au monde l'Enfant qui est en Moi.
Je ne sais vraiment pas pourquoi je raconte ces choses
après tant d'années. Mais en cette
Journée du Souvenir où j'ai le sentiment que
tout ce qui est nécessaire au livre a
été écrit, je m'assois pour
rédiger ces lignes qui pourraient apprendre à
d'autres, comme Janice et Bill, qu'il y a des moments
où l'angoisse de la leçon est absolument
nécessaire que fuir l'angoisse n'est
peut-être pas la réponse. Maintenant, avec une
certitude absolue, je puis affirmer, aux vieux comme aux
jeunes, qu'il est possible d'apprendre ses leçons
dans les circonstances les plus difficiles et les plus
éprouvantes. Mais mieux vaut abandonner nos filets de
sécurité une fois la leçon apprise.
Mieux vaut s'en remettre à l'Enfant parce que
l'Enfant sait quoi faire. L'Enfant et la Présence
figurent la même unique Présence et Elle est
ici même où nous sommes, transcendant l'espace
et le temps de ce monde.
En point d'orgue à ces harmoniques militaires : le
jour où, en Corée, je montai en
première ligne avec la King Company, me fut remis
l'ordre de bataille précisant la nature des troupes "
ennemies " qui, de l'autre côté de la
vallée, me faisaient face sur la montagne. En face de
mon régiment, et de moi en particulier, se trouvait
la 60e armée chinoise, les soldats mêmes que
j'avais côtoyés et formés pendant deux
années en Chine. Nous nous retrouvions, huit ans plus
tard, dans un massacre à la fois horrible et
absurde.
Dans le monde apparent, nos amis et nos ennemis sont les
mêmes et quelquefois, inutilement, de
façon insensée, nous essayons de nous
détruire, afin de découvrir que la Vie est
éternelle. Comme Arjuna, dans d'atroces combats on me
fit pénétrer certains Mystères et
j'acquis le sens de l'absurde.
UN MOT
AUX AGNOSTIQUES
Il y a peu, j'ai rencontré un jeune homme qui se
disait agnostique. Il déclarait : " Je me
désintéresse complètement de Dieu. Je
n'ai aucune preuve qu'un Dieu existe, et l'idée qu'un
Être supérieur veille en permanence sur moi et
sur ce monde me paraît plutôt ridicule au regard
de la situation du monde. Qui plus est, poursuivit-il,
l'hypocrisie éhontée des "religieux" suffit
à me soulever le cur ".
Pareille affirmation résume bien l'opinion de nombre
de gens frustrés, chez les jeunes comme chez les
vieux. " Et encore une chose, ajouta-t-il, comment
comprendre quoi que ce soit quand même les chefs
religieux les plus âgés, après des
années d'études, ne parviennent pas à
trouver un terrain d'entente et sont apparemment incapables
de résoudre les problèmes du monde ? Tout
ça me donne à penser que Dieu est une
invention de gens frustrés qui attendent qu'une force
qui les dépasse résolve tous leurs
problèmes. "
À l'heure actuelle, nombreux sont ceux qui partagent
cet avis. Les rangs des désenchantés
grossissent, surtout parce que les rejoignent en masse tous
ceux qui ont été déçus par les
organisations religieuses. De plus en plus de fidèles
s'interrogent sur le bien-fondé des dogmes de leur
confession. Les vieilles idées naguère
jugées vérités absolues paraissent
à présent insensées, pures
superstitions à la lumière de la nouvelle
dimension technologique du monde. Pour ces gens, la rupture
avec les vieilles conceptions théologiques est
rupture avec Dieu. Ils reprennent les arguments
présentés contre les anciennes pratiques pour
démontrer l'inexistence de ce qu'ils appellent " Dieu
"
Il convient de préciser ici que leur
argumentation ne touche nullement l'existence de Dieu, mais
s'attaque plutôt aux vieilles conceptions de Dieu, aux
vieilles idées sur Dieu et aux vieilles pratiques
qui, aujourd'hui, envahissent tous les cultes
organisés.
Je n'ai pas encore rencontré d'agnostique ou
d'athée qui refuse l'existence et la présence
de Dieu une fois que nous nous mettons simplement d'accord
sur ce qu'est la Réalité.
En général, les athées nient et les
agnostiques mettent en doute la réalité de
Dieu tel qu'ils Le comprennent et Le définissent. Ils
ont parfaitement raison, car Dieu, tel qu'ils Le
définissent, ne peut absolument pas exister. Mais
Dieu tel que Dieu est, n'est ni mis en doute ni nié
par un seul habitant de cette terre, et ne l'a jamais
été. Dieu, tel que Dieu est, est
accepté sans discussion et même sans
résistance par tout un chacun, parce que Dieu est le
fondement même de l'être, le fait de l'existence
réelle. À vrai dire, Dieu est la Vie
elle-même. Montrez-moi un athée qui niera
être en vie !
Ceux qui doutent et qui nient jettent forcément des
pierres à leurs propres conceptions erronées
de Dieu, aux définitions habituelles de Dieu, ou
à l'idée généralement
acceptée de ce que Dieu peut faire.
Je suis bien d'accord : l'idée qu'on se fait
habituellement de Dieu est incorrecte et un tel Dieu
n'existe pas et n'a jamais existé. Mais Dieu,
tel que Dieu est, existe bel et bien en tant que
Réalité très présente et
qu'indéniable fondement de l'Existence. La
Vérité, la Réalité, le Fait
constant existent. C'est tout ce qui existe
véritablement ici même, à cet
instant.
L'agnostique ne conteste pas le Fait constant. Il conteste
un exposé inexact de ce Fait. Cet exposé
erroné n'a pas plus de rapport avec le Fait
réel que la fausse équation 2 plus 2
égale 5 n'en a avec la réalité de
l'arithmétique.
Il faut être aveugle pour se couper du Fait constant
et contester son existence simplement parce qu'un individu
ou une organisation affirme une chose inexacte au nom du
Fait réel.
La Réalité absolue est le fondement de
l'existence des " choses " et la science est
l'étude des " choses ". La science montre maintenant
de façon remarquable l'unité holistique et
l'absolue perfection de l'existence.
Tout le monde, chaque habitant de cette terre sans
exception, peut parvenir à une intelligence
précise de Dieu ! Comment peut-il en être ainsi
? Parce que DIEU est dénué de toute
complication et se comprend aisément !
Quand nous oublions tout ce qu'on raconte sur Dieu et que
nous cessons de le prendre aveuglément pour nos
propres croyances, Dieu devient remarquablement apparent. Et
pourquoi ? Quelle sorte de Dieu Se refuserait à tous
ceux qui n'ont pas suffisamment souffert, pas suffisamment
étudié, pas cherché assez
assidûment, ou pas prié avec assez de ferveur
et selon les règles ? Quelle sorte de Dieu priverait
de sa présence ceux qui n'ont pas été
baptisés d'une façon ou d'une autre, ou n'ont
pas adhéré à telle ou telle
organisation ? Quelle sorte d'amour se dissimulerait
à la moitié de la population du monde parce
qu'elle n'est pas chrétienne ou musulmane, parce
qu'elle ignore tout de tel arcane, sagesse que nul n'a
profanée ? Quelle sorte d'Amour se dérobe
à ceux qui ne souscrivent pas à tel ou tel
ensemble de dogmes et de croyances, ne pratiquent pas tels
ou tels rituels ou cérémonies ?
Eh bien, soyez assurés que Dieu ne se refuse à
rien ni à personne. Dieu est ici même, à
l'instant même, plus proche que les doigts et les
orteils, plus près que la respiration. Il n'y a ni
distance ni séparation entre soi-même et Dieu,
d'un point de vue mental ou autre. Vous découvrirez
que Dieu est tout ce qui est ici, et " tous me
connaîtront depuis le plus petit jusqu'au plus grand,
dit le Seigneur ". La simplicité de Dieu est
confondante. C'est précisément cette
simplicité que l'intellect humain plein de son
importance ne peut voir ni comprendre tandis qu'il avance
à grand-peine dans sa jungle de croyances
érudites. Que les croyances disparaissent ! Que tout
ce qu'" elles affirment " disparaisse ! Laissez tomber les
vieilles convictions personnelles, et peu importe que vous y
teniez comme à la prunelle de vos yeux. Reprenez au
commencement, plongez à l'intérieur du
cur. Alors, quand vous parvenez à votre propre
sens de Dieu, vous avez le bonheur de vous apercevoir que
vous découvrez du même coup votre propre
Identité Réelle et sa simplicité
enfantine. De même qu'il est impossible de mettre le
principe de l'arithmétique à
l'intérieur d'un seul nombre [ou de tous à
la fois], il n'est pas vraiment possible d'assujettir
cette Conscience unique à un seul corps fini.
Le spectacle de l'univers vu par une Conscience dotée
d'un propriétaire et maintenue en captivité
s'appelle l'" expérience humaine ", laquelle est un
tissu d'embarras sans fin. Pour mettre un terme à ces
perplexités, on cesse de se prendre pour un ego
distinct qui est conscient. On s'identifie à LA
CONSCIENCE ELLE-MÊME. L'individu qui le fait se
découvre immanquablement dégagé de
toute prison, de toute corruption, de toute entrave, et
libre. Il découvre que la seule Conscience à
l'uvre est la Conscience qu'a Dieu d'être tout
ce qu'est Dieu.
Tout le monde, tout habitant de cette terre peut parvenir
à une intelligence précise de Dieu ! Comment
cela est-il possible ? Parce que Dieu est simple et se
comprend aisément ! Quand nous faisons table rase de
ce qu'on dit de Dieu et que nous cessons de l'accepter
aveuglément et d'en faire nos propres croyances, Dieu
devient remarquablement apparent. L'homme admet volontiers
que la sphère d'influence de Dieu embrasse l'univers
entier. Il reconnaît même intellectuellement que
Dieu est partout, mais il n'est pas aussi prompt à
admettre que Dieu, Fait constant, Réalité,
Principe, est le tout de tout que Dieu est
l'être de l'existence même que le
Principe Divin lui-même est continûment tout ce
qui constitue cet univers que les gens et les choses,
en tant qu'objets de perception, ne sont rien en
eux-mêmes et par eux-mêmes, mais que Dieu est
sans cesse tout ce qui constitue les gens et les choses
que la valeur et l'importance ne résident pas
dans l'objet perçu mais en Dieu,
Réalité, Fait perpétuel qui est
continûment la totalité de l'objet et de la
perception de celui-ci.
William Samuel
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