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Demander
au mental de tuer le mental revient à faire
du voleur le gendarme. Il vous accompagnera, vous
fera croire quil attrape le voleur, mais en
fait on reviendra bredouille. Vous devez donc vous
tourner au-dedans, découvrir où le
mental prend son origine, et alors il cessera
dexister.
Bien sûr, nous nous servons du mental. Il est
bien connu et admis que le mental ne peut
être tué quavec laide du
mental. Mais, au lieu de commencer par vous dire :
" Il y a un mental et je veux le tuer ",
entreprenez dabord de rechercher sa source,
et vous découvrirez alors quil est
dénué de toute existence.
Tourné vers le dehors, le mental se
manifeste sous la forme de pensées et
dobjets. Une fois tourné au-dedans, il
devient lui-même le Soi.
Une enquête assidue quant à la nature
du mental permet à celui-ci de se changer en
Cela que " je " signifie ; et qui, en fait, est le
Soi. Pour assurer son existence, le mental doit
nécessairement avoir recours à
quelque chose de grossier ; il ne subsiste jamais
par lui-même. Cest au mental quon
donne aussi les noms de corps subtil, dego,
de jiva ou dâme.
Ce qui apparaît dans le corps physique en
tant que " je " est le mental. Si lon cherche
à savoir doù naît en
premier lieu la pensée-"je" dans le corps,
on saperçoit quelle émane
de hrdayam ou Cur. Celui-ci est la source et
la demeure du mental. Ou encore, même si on
se répète simplement de façon
continue " je-je " en son for intérieur, en
attelant le mental totalement à cette
tâche, cela conduit également à
la même source.
La première et la principale de toutes les
pensées qui surgissent dans le mental est la
pensée-"je" primitive. Ce nest
quaprès la naissance, ou origine, de
la pensée-"je" que les autres pensées
innombrables voient le jour. Autrement dit, ce
nest quaprès
lémergence du premier pronom personnel
" je " que les deuxième et troisième
pronoms personnels [tu, il, etc.] se
présentent au mental ; et ils ne peuvent
subsister sans lui.
Etant donné que nulle autre pensée ne
peut se présenter avant
lavènement de la pensée-"je",
et que le mental nest quune somme de
pensées, ce nest que grâce
à la question " Qui suis-je ? " que le
mental sapaise et disparaît. Qui plus
est, la pensée-"je" intégrale
implicite dans pareille interrogation , ayant
détruit toutes les autres pensées, se
trouve elle-même finalement détruite
ou consumée, ainsi que le bâton qui
sert à activer le feu du bûcher
funéraire se voit lui-même
dévoré par les flammes.
Quand, de toute façon, le mental ou
ego doit être abandonné,
pourquoi perdre du temps à lanalyser
?
Rechercher : " Qui suis-je, moi qui suis en
esclavage ? " et connaître ainsi sa vraie
nature est la seule Délivrance. Garder le
mental constamment tourné au-dedans et
demeurer ainsi au sein du Soi est la seule
recherche de Soi-même. De même
quil est futile dexaminer les
déchets quon balaie, lesquels finiront
forcément à la poubelle, il est tout
aussi futile pour qui cherche à
connaître le Soi de tenter
dénumérer les tattva qui
enveloppent le Soi et de les examiner, au lieu de
sen défaire. En ce qui le concerne, le
chercheur devrait considérer le monde
phénoménal comme un simple
rêve.
Question : Dautres pensées
surgissent, avec plus de force, lorsquon
tente de méditer.
Ramana : Oui, toutes sortes de
pensées surgissent en méditation. Il
en est forcément ainsi, car tout ce qui
gît caché au fond de vous-même
ressort. Si ces choses ne remontent pas à la
surface, comment les détruire ?
Les pensées surgissent spontanément
pour disparaître en temps voulu et ainsi
renforcer le mental.
Question : Quand je me concentre, toutes
sortes de pensées jaillissent et me
perturbent. Plus je fais des efforts et plus elles
rappliquent en nombre. Que faire ?
Ramana : Oui, cest effectivement ce
qui se passe. Tout ce qui est enfoui au-dedans
essaie de ressortir. Il nexiste quune
solution : arrêter net le mental
à chaque fois quil veut
ségarer et le fixer dans le Soi.
Question : Bhagavan a souvent dit quil
faut rejeter les autres pensées quand on
sengage dans la quête ; mais les
pensées sont innombrables. Si lune est
écartée, une autre accourt
aussitôt et on nen voit pas la fin.
Ramana : Je ne dis pas que vous devez
consacrer toute votre énergie à
rejeter les pensées. Si vous vous accrochez
à vous-même, à la
pensée-"je", et maintenez votre attention
sur cette pensée unique, les autres se
trouveront rejetées et disparaîtront
delles-mêmes.
Question : Quand je pense " Qui suis-je ? ",
marrive la réponse suivante : Je ne
suis pas ce corps mortel, mais la Conscience ou le
Soi. Et, alors, surgit aussitôt une autre
pensée. Pourquoi le Soi devient-il manifeste
? En dautres termes : " Pourquoi Dieu a-t-il
créé le monde ? "
Ramana : En fait, la demande " Qui suis-je ?
" a pour but dessayer de trouver la source de
lego ou de la pensée-"je". Vous ne
devez pas occuper le mental avec dautres
pensées, comme, par exemple : " Je ne suis
pas le corps ". La recherche de la source du " je "
sert à se débarrasser de toute autre
pensée. Vous ne devriez nourrir aucune des
pensées dont vous faites état, mais
vous fixer sur la recherche de la source de la
pensée-"je" en vous demandant, quand surgit
toute autre pensée, à qui cette
pensée se présente ; et si la
réponse est " à moi ", vous reprenez
alors linvestigation : " Quel est ce " je ",
et quelle est sa source ? "
Question : Qui suis-je ? Comment trouver la
réponse ?
Ramana : Posez-vous la question. Le corps et
ses fonctions ne sont pas " je ". Plus
profondément, le mental et ses fonctions ne
sont pas " je ". Létape suivante
amène à se demander : "
Doù sélèvent ces
pensées ? " Quelles soient
spontanées, superficielles ou analytiques,
les pensées opèrent dans le mental.
Alors, qui a conscience delles ?
Lexistence des pensées, leur claire
perception et leur fonctionnement deviennent
évidents à lindividu. Cette
analyse vous amène à la conclusion
que la personnalité individuelle a pour
fonction de connaître lexistence des
pensées et leurs enchaînements. Cette
personnalité individuelle est lego,
ou, comme disent les gens, " je ". Lintellect
nest que lenveloppe du " je ", et non
le " je " lui-même. En poussant plus avant la
recherche, se posent les questions suivantes : Quel
est ce " je " ? Doù vient-il ? " Je "
nétait pas conscient dans le sommeil.
À linstant même où il
surgit, le sommeil se change en rêve et en
veille. Mais, pour le moment, je ne moccupe
pas de létat de rêve. Qui
suis-je maintenant, à létat de
veille ? Si " je " a eu son origine au sortir du
sommeil, il était donc alors recouvert
dignorance. Un " je " aussi ignorant ne peut
être ce dont parlent les Ecritures ou ce
quaffirment les sages : " je " suis
au-delà même du sommeil ; " je "
suis forcément ici et maintenant, ainsi que
ce que jétais aussi tout le temps du
sommeil et du rêve, inchangé par les
qualités de ces états. " Je " dois
donc être le pur substrat sous-jacent
à ces trois états [veille,
rêve, sommeil], une fois
transcendé anandamayakosha.
Question : Nous sommes attirées par
la spiritualité depuis lenfance. Nous
avons lu plusieurs livres qui traitent de
philosophie et le Vedanta nous intéresse.
Nous avons donc lu les Upanishad, le Yoga
Vasishtha, la Bhagavad Gita, etc. Nous
essayons de méditer, mais ne constatons
aucun progrès. Nous ne comprenons pas
comment il faut sy prendre pour obtenir des
résultats. Pouvez-vous avoir
lobligeance de nous guider vers la
réalisation ?
Ramana : Comment méditez-vous ?
Question : Je commence par me demander " Qui
suis-je ? " et jélimine le corps comme
nétant pas " je ", la respiration
comme nétant pas " je ", le mental
comme nétant pas " je ", mais je suis
incapable daller plus loin.
Ramana : Eh bien, tout ceci est normal dans
la mesure où votre démarche
relève du mental. Vous utilisez un
procédé purement mental. En fait,
tous les textes sacrés ne mentionnent cette
méthode que pour orienter le chercheur vers
la Vérité. Celle-ci ne peut
être indiquée tout de go ; cest
pourquoi on utilise ce procédé
mental. Voyez-vous, celui qui élimine le "
pas-je " ne peut éliminer le " je ". Pour
affirmer " Je ne suis pas ceci ", ou bien " Je suis
Cela ", le " je " est absolument indispensable. Ce
" je " nest que lego ou la
pensée-"je". Une fois que sest
élevée cette pensée-"je", les
autres pensées surgissent à leur
tour. La pensée-"je" est donc la
pensée racine. Si on arrache la racine, tout
le reste est arraché en même temps.
Par conséquent, cherchez la racine " je ".
Demandez-vous : " Qui suis-je ? " ;
découvrez la source du " je ". Alors tous
ces problèmes disparaîtront et, seul,
demeurera le pur Soi.
Question : Mais comment procéder
?
Ramana : Le " je " est toujours là,
que ce soit dans le profond sommeil, dans le
rêve, où à létat
de veille. Celui qui dort est le même que
celui qui parle à présent. Il y a
toujours le sentiment du " je ". Sil
nen était pas ainsi, il vous faudrait
nier votre propre existence. Mais vous ne le faites
pas. Vous dites : " Je suis. " Trouvez qui est.
Question : Je ne comprends toujours pas.
Vous dites que le " je " est maintenant le faux "
je ". Que dois-je faire pour éliminer ce
faux " je " ?
Ramana : Vous navez besoin
déliminer aucun " je ". Comment
" je " peut-il séliminer
lui-même ? Tout ce quil vous faut
faire, cest rechercher son origine, et vous y
maintenir. Votre effort ne peut aller
au-delà. Et, alors, lAu-delà se
chargera de lui-même. Dans cette
région, vous nêtes pas en mesure
dagir. Aucun effort ne peut
Latteindre.
Question : Si " je " suis toujours
ici et maintenant , pourquoi nen ai-je
pas le sentiment ?
Ramana : Qui dit que vous
néprouvez pas cette impression ?
Est-ce le " je " réel, ou le faux " je " ?
Posez-vous la question et vous verrez que
cest le faux " je ". Le faux " je " constitue
lobstacle quil faut enlever de
façon à ce que le véritable "
je " cesse dêtre caché. Le
sentiment " Je nai pas réalisé
" est lobstacle à la
réalisation. En fait, il est
déjà réalisé. Il
ny a rien de plus à réaliser.
Si tel était le cas, la réalisation
représenterait quelque chose de nouveau,
inexistant à ce jour, mais devant advenir
dans le futur ; mais tout ce qui est né
mourra également. Si la réalisation
nest pas éternelle, elle nen
vaut pas la peine. Ce que nous recherchons
nest donc pas quelque chose qui doit
commencer à exister, mais seulement ce qui
est éternel et nous est voilé par des
obstacles. Nous navons quà nous
débarrasser des entraves. Ce qui est
éternel nest pas reconnu comme tel
à cause de lignorance.
Lignorance est lobstacle.
Débarrassez-vous-en et tout sera parfait.
Cette ignorance est identique à la
pensée-"je". Trouvez sa source et tout
disparaîtra.
La pensée-"je" est tel un esprit qui, bien
que subtil, sélève
simultanément avec le corps,
sépanouit avec lui et disparaît
en même temps. La conscience du corps
nest pas le bon " je ". Renoncez-y. Vous
pouvez y parvenir en cherchant la source du " je ".
Le corps ne dit pas : " Je suis ". Cest vous
qui dites : " Je suis le corps ". Découvrez
qui est ce " je ". Recherchez sa source et il
disparaîtra.
Question : Alors, on connaîtra la
félicité ?
Ramana : La félicité est
contemporaine de la Conscience dEtre. Tous
les débats relatifs à lEtre
éternel concernent également la
Félicité éternelle. Votre
nature est Félicité. À
présent, lignorance dissimule la
Félicité, mais il vous suffit
denlever lignorance pour libérer
la Félicité.
Question : Ne faut-il pas trouver
lultime réalité du monde en
tant quindividu et Dieu ?
Ramana : Voilà des conceptions du "
je ". Elles ne prennent corps quaprès
lavènement de la pensée-"je".
Pensiez-vous à des choses pareilles dans le
profond sommeil ? Pourtant, vous existiez en plein
sommeil, et le même " vous " sexprime
maintenant. Si elles étaient réelles,
nexisteraient-elles pas aussi pendant votre
sommeil ? Elles sont tributaires de la
pensée-"je". À nouveau, le monde vous
dit-il : " Je suis le monde " ? Le corps
affirme-t-il : " Je suis le corps " ? Cest
vous qui dites : " Cest le monde ", "
Cest le corps ", et ainsi de suite. Ce ne
sont donc là que vos conceptions. La
découverte de votre vraie nature met fin
à tous les doutes.
Question : Quadvient-il du corps
après la réalisation ? Continue-t-il
à exister ou non ? Nous voyons des
êtres réalisés accomplir des
actions comme tout un chacun.
Ramana : Cette question est sans objet pour
le moment. Vous pourrez toujours vous la poser
après la réalisation, si vous en
éprouvez alors le besoin. Quant aux
êtres réalisés, laissez-les
donc tranquilles. Pourquoi vous tracasser à
leur sujet ? En fait, après la
réalisation, ni le corps ni rien
dautre napparaîtra
différent du Soi.
Question : Si nous sommes toujours
Etre-Conscience-Félicité, pourquoi
Dieu nous plonge-t-Il dans des épreuves ?
Pourquoi nous a-t-Il créés ?
Ramana : Dieu vient-Il vous dire quIl
vous a plongée dans des épreuves ?
Cest vous qui le dites. Une fois de plus,
cest le faux " je ". Sil
disparaît, il ny aura plus personne
pour affirmer que Dieu a créé ceci ou
cela. Cela qui est ne dit même pas : " Je
suis. " Car le moindre doute se
présente-t-il que " Je ne sois pas " ?
Ce nest quau cas où on se
prendrait pour une vache ou un zébu
quil faudrait se rappeler quon
nest pas un animal, mais un homme ; mais
ça narrive jamais. Il en va de
même pour notre propre existence et notre
réalisation.
Quand le mental sonde sans cesse sa propre nature,
il apparaît quil ny a rien de tel
que le mental. Telle est la voie directe pour
tous.
Le mental nest que pensées. De toutes
les pensées, la pensée-"je" est la
racine. Le mental nest donc que la
pensée-"je". Doù cette
pensée-"je"
sélève-t-elle ? Cherchez-le
au-dedans ; alors, elle disparaît. Ceci est
la poursuite de la sagesse. Là où le
" je " disparaît, apparaît
aussitôt de soi-même un " je-je ".
Cest lInfini.
Si lego est, tout le reste est aussi. Si
lego nest pas, rien dautre
nest. Lego est bien tout. Par
conséquent, rechercher ce quest
lego est la seule façon de renoncer
à tout.
Létat de non-émergence du " je
" est létat dêtre Cela. Si
on ne recherche pas cet état de
non-émergence du " je ", et si on ne
latteint pas, comment peut-on accomplir sa
propre extinction de laquelle le " je " ne revit
pas ? Sans pareil aboutissement, comment est-il
possible de sétablir dans son
état véritable, où lon
est Cela ?
Ainsi quun homme plongerait afin de
récupérer un objet tombé dans
leau, on devrait plonger en soi, le mental
aiguisé tendu vers un seul objectif, en
contrôlant paroles et souffle, et trouver le
lieu dorigine du " je ". La seule recherche
aboutissant à la réalisation de Soi
consiste à rechercher la source du mot
" je ". La méditation sur " Je ne suis
pas ceci ; je suis cela " peut aider la recherche,
mais ne peut être la recherche proprement
dite. Si lon recherche " Qui suis-je ? " dans
le mental, le " je " individuel seffondre,
confus, dès quon atteint le Cur,
et la Réalité se manifeste
aussitôt spontanément en tant que "
je-je ". Bien quelle se
révèle en tant que " je ", ce
nest pas lego, mais lEtre
parfait, le Soi absolu.
Les notions de servitude et de délivrance
sont simples modifications du mental. Elles ne
possèdent pas de réalité
propre et ne peuvent donc fonctionner
delles-mêmes. Puisquelles sont
modifications de quelque chose dautre, il
doit y avoir une entité
[indépendante delles] qui leur
tient lieu de source commune et de soutien. Si donc
on enquête sur cette source afin de savoir
à qui sappliquent servitude ou
délivrance, on sapercevra
quelles me concernent, " moi ",
cest-à-dire soi-même. Si, alors,
on tente sincèrement de répondre
à la question " Qui suis-je ? ", on verra
quil ny a rien de tel que " je " ou "
moi ". Cela qui demeure quand on
saperçoit que le " je " nexiste
pas, est réalisé
déclatante et indubitable façon
comme générant sa propre
lumière et subsistant simplement de
lui-même. Cette saisissante
réalisation, vécue comme
expérience directe et immédiate de la
suprême Vérité, na rien
dexceptionnel. Elle vient très
naturellement à quiconque sans
changer quoi que ce soit à ce quil est
recherche au-dedans de soi-même sans
laisser le mental sextérioriser un
seul instant ni gaspiller son temps en vaines
paroles. Il ny a donc pas le moindre doute
quant à la conclusion parfaitement
documentée que ceux qui ont atteint cette
réalisation, et demeurent ainsi
établis dans une identité absolue
avec le Soi, ne connaissent ni servitude ni
délivrance.
Le Soi est pure Conscience. Pourtant, un homme
sidentifie au corps qui, dénué
dintelligence et de sensibilité,
naffirme pas lui-même : " Je suis le
corps. " Cest quelquun dautre qui
le dit. Pas le Soi illimité. Qui affirme une
chose pareille ? Un faux " je "
sélève entre la Pure Conscience
et le corps qui ne sait rien et ce " je ",
simagine être limité au corps.
Recherchez-le et il sévanouit tel un
fantôme. Le fantôme est lego, ou
mental, ou personnalité. Toutes les
Ecritures sont fondées sur
lavènement de ce fantôme et ont
pour but de léliminer.
Létat présent est pure
illusion. Sa dissolution est le but et rien
dautre.
Question : Que faire pour réaliser le
Soi ?
Ramana : Le Soi de qui ? Trouvez-le.
Question : Le mien ; mais qui suis-je ?
Ramana : À vous de le trouver.
Question : Je ne sais pas.
Ramana : Vous navez quà
réfléchir à la question
suivante. Qui est celui qui dit : " Je ne sais pas
" ? Qui est le " je " dans votre affirmation ?
Quest-ce qui nest pas connu ?
Question : Quelquun ou quelque chose
en moi.
Ramana : Qui est ce quelquun ?
À lintérieur de qui ?
Question : Peut-être une
force
Ramana : Découvrez de quoi il
sagit.
Question : Pourquoi suis-je né ?
Ramana : Qui est né ? La
réponse est la même pour toutes vos
questions.
Question : Qui suis-je alors ?
Ramana : [souriant] Etes-vous venu
me faire passer un examen ? Cest vous qui
devez dire qui vous êtes.
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